[FB] Sur le départ... [Alvin Tales]

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Sur le départ…
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Voilà maintenant plusieurs semaines que nous stationnons à Spider Miles. Le Capitaine à l’air de bien connaitre les gens par ici, beaucoup se retournent pour le saluer, d’autres se battent avec lui pour de vieilles histoires… je ne lui ai jamais demandé d’où il venait. Peut-être parce que j’ai toujours cru qu’il était de West Blue, comme moi… peut-être parce qu’au fond je m’en fiche… dans tous les cas je commence à me demander s’il n’aurait pas grandi dans le coin finalement.

Certains membres de l’équipage commencent à se lasser, ils n’aiment pas rester trop longtemps au même endroit. Ils disent que ça n’est pas prudent… personnellement je pense qu’un équipage qui, à lui tut entier, ne dépasse pas une prime de 150 000 berries, n’a pas franchement à s’en faire des masses. Surtout qu’au bout du compte, moi, y’a aucune prime sur ma tête. Donc je m’en fiche.

C’est vrai que la plupart du temps c’est moi qui râle quand on reste trop longtemps en ville, j’ai du mal avec les espaces bourrés d’humains si c’est pas une salle de taverne avec beaucoup d’alcool à disposition. Mais pas cette fois… cette fois j’ai rencontré Chaton, et j’ai réussi à m’en faire un ami. Maintenant il ne me lâche plus d’une semelle… il a même dit adieu à sa famille pour rester avec moi quand je retournerai en mer… j’ai trouvé ça incroyablement touchant. Même Loup l’a accepté. Je pensais que ça serait compliqué… mais pas du tout. Il a tout de suite apprécié cette petite boule de poils noire qui le regardait avec de grands yeux curieux qui dépassaient de l’intérieur de ma capuche.

D’ailleurs, Loup a beaucoup progressé. La preuve, là il se balade avec moi au marché, et il n’a encore bouffé personne ! J’suis super fière de lui. Tellement fière que j’ai la ferme intention de lui acheter un porc entier pour son quatre-heure. C’est Lars qui m’a envoyée acheter des vivres et les faire livrer au bateau. Je ne dois pas encore le dire aux autres, mais le Capitaine a prévu qu’on partirait dans la nuit. Peut-être qu’il a revu des vieux ennemis qu’il vaut mieux éviter. Du coup je reste discrète… enfin… aussi discrète que peut l’être une fille qui se balade avec un chaton dans la capuche et un loup énorme à ses côtés… bon ok j’avoue… j’suis pas discrète du tout. Mais bon… je sais pas me battre comme les autres, moi, fallait bien que j’ai de quoi me défendre au cas où non ? Ne me jugez pas !


- Je vais aussi prendre dix kilos de ces pommes-là, celles qui sont vertes. Dites, avec tout ce que je vous prends je pense que vous pourriez me faire une grosse ristourne, non ?

Je dis ça avec le sourire le plus innocent du monde, les doigts plongés dans la fourrure de Loup. C’est marrant comme les grondements d’un animal de cette taille peuvent motiver les plus récalcitrants… Le type hoche vigoureusement la tête, note l’adresse à laquelle il doit tout faire parvenir et me promets de rajouter trois kilos de fraises bien juteuses pour me faire plaisir. Je vais faire les courses avec Loup plus souvent moi…

Quand on passe commander la viande, je le fais du bout des lèvres avec un air maussade. J’aime pas l’idée que l’équipage va manger des animaux. Quand c’est Loup qui le fait ça me dérange pas, c’est normal… mais eux si. Je demande un porc en plus, en précisant que c’est pour le loup qui m’accompagne, et c’est sans surprise que j’entends qu’il sera gratuit, soit disant parce que je suis « si mignonne »… mouais…

Quand j’ai enfin fini, je m’achète une glace et je vais la savourer en m’éloignant de la foule, posée sur une poubelle dans une ruelle glauquissime. J’adore ce genre d’ambiance…



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SUR LE DÉPART...



Des larmes coulaient le long de mes joues, j’avais beau essayer de les retenir, mais dire adieu à sa mère c’était très difficile. Même si j’espère pouvoir revenir la voir de temps en temps, je savais très bien que ça allait être compliqué maintenant que j’entrai dans la révolution.

De plus, je n’étais pas vraiment sûr qu’elle accepte ma nouvelle situation ; elle semblait contrarier de la voie que je venais de prendre, moi qui, depuis tout petit, était prédestiné à devenir un membre de la marine.
Du coup, j’avais besoin de me changer les idées avant de retrouver mes nouveaux collègues révolutionnaires. Je me dirigeai donc vers la ville afin de prendre un peu l’air et de me trouver une occupation.

Spider Miles était une île industrielle, la marine y était présente, mais elle était bien trop occupé à gérer les trafics en tout genre qui se déroulaient sur place, plutôt que de s’attarder sur des pseudos criminelles notoires… je n’étais même pas sûr de pouvoir parler en ces termes pour moi, loin d’être connu et reconnu dans ces mers.

Je marchais donc, déambulant dans les rues pavées, réfléchissant à mon avenir, à mes futures actions contre, ce qui fut auparavant, ma patrie… le gouvernement.
Bien que certains objectifs de justice soient légitimes, les méthodes pour l’obtenir n’étaient, selon moi, pas les bonnes.

Soudain, mes pensées furent interrompues par des hurlements, mais pas le genre de cris que les gens pouvaient pousser en cas de danger, plutôt du genre à produire quand on avait peur de quelque chose. Mais qu’est ce qui pouvait bien effrayer autant de monde ici ; je voulus voir la cause de mes propres yeux.

Je me mis donc à suivre la piste des cris et des regards détournés, mais avec la foule, c’était vraiment difficile de se frayer un chemin. Sur ma route, je passai devant un marchand de légume, ce dernier était blanc, livide même ; le responsable de tout ce remous était bel et bien passé par là. Même chose chez le boucher à quelques pas de lui, à la différence que ce dernier regardait encore avec frayeur dans une direction bien particulière, que je décidai de suivre.

Je compris alors rapidement l’origine de cette peur stagnante dans la ville, un immense loup déambulait tranquillement parmi les passants, avec à côté de lui une jeune demoiselle qui prenait calmement une glace, avant de s’éloigner doucement de la cohue générale.
Je me mis donc à la suivre quelques instants avant que cette dernière tourne brusquement dans une ruelle, sombre, pas très rassurante, en tout cas pour une fille se baladant avec un loup.

J’étais assez lucide pour bien comprendre que ce gros animal voyageait en compagnie de cette jeune demoiselle, donc je ne craignais pas vraiment pour sa sécurité, cependant, dans un endroit pareil, elle risquait de s’attirer quelques problèmes.
En effet, en si charmante compagnie, elle risquait d’attirer un peu trop l’attention sur elle, que ce soit de la part du gouvernement ou de la mafia présente sur place qui n’aimait pas vraiment ne pas contrôler la situation… et il fallait avouer qu’un loup de cette taille n’était vraiment un élément facile à gérer.

Je tournai donc moi aussi dans cette petite ruelle afin de la prévenir du danger qu’elle risquait à marcher de cette façon dans cette ville.

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Chaton pointe son adorable museau hors de ma capuche et regarde autour de lui, craintif. Il a beau savoir qu’en ma compagnie il ne risque rien et que Loup n’a pas l’intention de le transformer en biscuit apéritif, il reste moyennement à l’aise. Il a l’air de penser que, dans cette rue, n’importe quoi de désagréable peut nous tomber sur le coin de la gueule à n’importe quel moment.

- T’en fais pas, même si quelqu’un essaye de nous faire quelque chose de désagréable, Loup lui mangera les mains avant qu’il ne puisse les poser sur toi, c’est promis.

Il n’est pas très convaincu, mais pousse un petit miaulement tellement mignon que j’ai envie de fondre, et descend mon bras en rappel pour aller s’installer sur la tête de Loup. Au bout d’un instant, il oublie son appréhension parce que Loup a bougé l’oreille… alors ça, ça c’est cool ! Chaton se jette sur ce nouvel ennemi à sa taille et entreprend une traque imaginaire jusque sur le dos de l’immense bête, le regard intensément fixé sur l’extrémité de la queue du canidé géant.

Même s’il fait comme si tout ça le gonflait, je vois bien que Loup fait exprès de remuer un bout de queue… toujours au moment exact où Chaton comptait abandonner sa « traque ». Moi je suis là, assise sur le couvercle de ma poubelle à lécher ma glace en souriant comme une débile, attendrie par un loup géant et un minuscule chaton comme si c’était… je sais pas… les trucs les plus mignons du monde. Ceci dit je pense que pour le chat, pas mal de monde serait d’accord avec moi. Pour mon Louloup… c’est moins sûr on va dire…

Brusquement, je sursaute en sentant quelque chose heurter et piquer ma joue. Un caillou m’a frôlée. Je n’ai même pas le temps de lever les yeux pour constater que c’est un type à l’air à peu près aussi agréable qu’une écharde dans le téton qui l’a lancée… Loup effectue un bond magistral qui, pour un animal de sa taille doit être aussi facile que de sauter sur une marche pour moi, attrape le bras du type en passant et le ramène devant moi. Chaton est toujours sur son dos, les griffes plantées dans sa fourrure, les yeux exorbités, tendu de tous ses petits muscles.

Je le récupère… enfin je l’arrache… pendant que Loup met fin aux hurlements désagréables du type en lui arrachant la gorge. Je caresse doucement Chaton pour le calmer tout en regardant Loup. Je ne sais pas trop comment réagir… d’un côté je trouve ça hyper cool qu’il ait bondit d’un coup pour me protéger, et puis voir un type couvert de sang en train d’expirer son dernier souffle au travers d’un gouffre béant remplaçant sa gorge, c’est toujours très sympa, mais en même temps on m’a dit de « faire profil bas »… j’suis pas certaine qu’on puisse faire ça quand on « fait profil bas »…


- Oh zut… c’est pas cool Loup… j’ai même pas eu le temps de lui demander ce qu’il voulait… si ça se trouve il était pas méchant hein…

Il me répond par un grognement mais je vois clair dans son jeu.

- Menteur ! T’es pas désolé du tout. Je sais que t’attendais une occasion de mordre de toute façon, mais bon quand même…

Il se contente de me regarder, un genre de haussement d’épaules dans les yeux, puis avale la main droite du type avec un « gloup » sonore. Je soupire. On peut jamais avoir une conversation sérieuse avec lui quand il a du sang frais autour de la gueule, ça l’amuse trop. Chaton tremble toujours un peu, le bond de Loup l’a vraiment choqué, mais ça va mieux. Il grimpe sur mon épaule, s’arrête le temps de me lécher la joue histoire de faire disparaitre la petite goutte de sang qui a coulé de l’égratignure causée par le caillou, puis il disparait dans ma capuche à nouveau.

- Il vaudrait mieux qu’on ne traine pas ici du coup…  Je pense qu’il faut…

Loup se jette en arrière, fait volte-face, se rue à l’entrée de la ruelle… et revient en tenant le bras d’un autre type entre ses mâchoires. Il ne mord pas vraiment, il le tient juste. Donc le nouveau venu n’avait pas de mauvaises intentions, il était peut-être seulement au mauvais endroit au mauvais moment… va savoir…

Je croque dans ma glace en essayant d’avoir l’air ultra confiante, dardant sur l’inconnu un regard sombre… et je perds toute ma crédibilité en un centième de seconde quand je me mets à sautiller sur place en me tenant la bouche… eh oui… la glace c’est froid. Quand on croque dedans, ça fait mal aux dents…

Je me racle la gorge pour reprendre une contenance.


- T’es qui toi ?

J’suis fière, j’ai pris un ton autoritaire et tout ! Magnifique. On dirait une vraie dure à cuire qui n’a peur de rien… Une dure à cuire avec un chaton dans sa capuche… Loup se fige, il entend des pas. Sans laisser le temps à l’étranger de répondre, je lui prends le bras à mon tour pour l’entrainer avec nous.

- Tu répondras après… faut qu’on bouge…

Et je le traine derrière moi jusqu’à ce qu’on soit à l’abris des regards et assez loin du marché pour ne plus avoir à s’en faire. Là, je me souviens de lui et je le lâche.

- Ah oui t’es là… j’avais oublié… et du coup, t’es qui ?


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La jeune fille ne semblait pas avoir repéré ma présence, mais le loup, lui, se mit à bouger, je me stoppai net, face à une telle bête, il ne fallait certainement pas y aller brusquement.

Mais tandis que je restais complètement immobile à attendre de voir sa réaction, l’animal se dirigea à l’opposé de moi, dans la direction inverse, il venait de repérer quelqu’un. Il lui sauta dessus, l’attrapa par le bras violemment et le traina avec violence jusqu’à la demoiselle.
Puis, sans même que je n’ai le temps de réagir, ce dernier planta ses crocs dans la gorge de l’homme et la lui arracha d’un seul coup… un crime horrible. Comment une jeune fille pouvait laisser faire ce genre d’action, même à son animal de compagnie.

Je n’eus pas le temps de réfléchir plus à ce qu’il venait de se passer que le canidé se retourna, cette fois-ci son regard pointa dans ma direction. Il ne me laissa pas vraiment le temps de réagir, en un bond il était déjà sur moi.
Heureusement, je l’avais déjà vu agir auparavant, je connaissais sa façon d’agir et je pouvais donc pratiquement déterminé de façon quasi certaine qu’il allait tenter d’attraper mon bras.
Je recouvrai donc mon poing avec mon pouvoir afin de me protéger et lui offris pour limiter les dégâts qu’il pourrait me causer. Bizarrement, la pression exercée par sa mâchoire n’était pas si forte que ce que j’avais imaginé… soit ce loup était moins puissant qu’il en avait l’air, soit il me ménageait pour une raison quelconque. Vu l’état du type qui avait subi ses crocs juste avant moi, j’optai pour la seconde solution.

Il m’amena donc en « douceur » jusqu’à la jeune fille qui tentait désespérément de prendre une allure sérieuse entre quelques frémissements à cause de la glace qu’elle était en train de déguster.

Cela me laissa le temps d’observer le corps étalé non loin de moi qui gisait dans sa propre mare de sang… on allait au-devant de gros problème.

Elle reprit son sérieux et me demanda mon nom. Sans même me laisser le temps de lui répondre, elle me traina de force dans une autre ruelle. J’aurais pu lui résister, j’en avais la force, mais mon éducation m’avait appris à être un véritable gentleman avec les demoiselles. Je la laissai donc agir et attendais le bon moment pour lui parler.

Finalement, on se posa enfin, un peu plus loin que la scène d’origine, elle en profita alors pour revenir sur la question qu’elle venait de me poser une poignée de secondes avant notre folle course. Elle venait de reprendre cet air presque autoritaire qu’elle avait essayé d’avoir lors de la première tentative d’interrogation.

- Ecoute, on va au-devant de gros problèmes là ! Enfin surtout toi !

Je marquai une courte pause pour vérifier qu’l n’y avait aucune menace aux alentours.
- Le type que ton animal a égorgé, c’était le fils d’un des plus gros hommes d’affaires de l’île. Et crois-moi, ce n’est pas un enfant de cœur… je doute qu’il voit d’un bon œil le meurtre de son enfant.

Je me penchais vers elle, posant mes mains sur ses épaules afin de la regarder avec le plus de sérieux possible.
- Tu devrais quitter cette île au plus vite avant que lui et ses hommes mettent la main sur toi !

J’aurai bien voulu l’accompagner, mais on m’attendait ; de plus, elle était responsable de la mort d’un homme, elle avait ôté une vie et je ne concevais pas trop ça. Et puis, il y avait son loup, elle serait sans doute capable de se débrouiller.

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Je fronce les sourcils et pointe un doigt accusateur en direction de l’homme en face de moi.

- C’est pas « mon animal »… c’est Loup, mon ami. Et il ne me dicte pas ma conduite, je ne vois pas de quel droit je devrais diriger la sienne !

C’est vrai quoi… déjà que j’ai un mal fou à lui faire admettre que se tempérer un peu quand il y a du monde c’est quand même plus pratique que de devoir fuir pour sauver sa vie tous les dix mètres… Et encore, il a fait d’énormes progrès ! C’est la faute du type, il m’a jeté un caillou au visage. Loup a cherché à me protéger c’est tout… je crois…

- Si ce crétin ne m’avait pas jeté une pierre au visage on en serait pas là. Je croyais que c’était mal élevé de jeter des trucs sur les gens… et je croyais aussi que les gens du coin étaient plutôt bien élevés, contrairement à certains endroits que j’ai visités…

Je me gratte la nuque avec une expression pensive.

- Peut-être que le père de ce mec sera content qu’on l’ait débarrassé d’un fils aussi peu respectueux finalement…

Je soupire… c’est peu probable. Les gens ont tendance à péter les plombs quand on tue ceux qui leur sont proches… ce concept me dépasse un peu. Alors oui, bien sûr, y’a des trucs que je comprends… je serais sûrement triste si mes parents adoptifs mourraient… mais c’est le cycle de la vie, on nait, on vit, on meurt et on nourrit la terre qui nous a nourrit… le cycle éternel que doit suivre toute chose qui vit. C’est très simplifié hein, mais c’est plus ou moins comme ça que le ressentent la plupart des animaux, et je trouve ça joli. Pas besoin de fioritures, de froufrous et de dentelles idiotes… juste les faits. Parfait.

- Mais bon… c’est vrai que faire le lien entre le corps et le loup géant qui a déambulé dans le marché, ça va pas être très lent… et les commerçants savent où se trouve le bateau sur lequel je navigue…

Je me tourne vers Loup en sortant la liste des courses de ma poche. Je griffonne quelques mots au dos du papier, et je le donne à mon ami poilu.

- Tiens, apporte ça au Capitaine et cache-toi quelque part sur le bateau. Si les gens viennent jusque-là et qu’ils te voient ça va être le bordel, et le Capitaine va encore dire que c’est de ma faute…

Il me donne un coup de museau affectueux qui me fait reculer de deux mètres, et il s’élance en direction du port. Quand il ne me colle pas, il sait être très discret. Il saute sur les toits, des trucs comme ça… Je le regarde partir avec un petit pincement au cœur, écho du sien. Il déteste me laisser en terrain inconnu et me le fait bien sentir. Ça me met tellement mal à l’aise que Chaton le sent à son tour et se hisse sur mon épaule pour me lécher dans le cou jusqu’à ce que je glousse à cause des chatouilles. Je lui gratouille la tête et me tourne à nouveau vers le type inquiet.

- Ça va mieux ? Tu sais, il faut pas se stresser comme ça hein, surtout quand c’est pour les autres… sinon tu vas vieillir trop tôt et tu seras chauve. C’est con de devenir chauve avant l’âge quand on a des cheveux comme les tiens… tu crois pas ?

Je souris légèrement en sortant une bourse, contenant des bonbons, de ma poche. Ma glace est terminée depuis plusieurs minutes… j’ai envie de sucre. J’ai toujours plus ou moins la dalle de toute façon… du coup j’ai souvent des trucs à bouffer sur moi.

- En plus j’te signale que vu l’endroit où t’étais, on a dû te voir entrer dans la ruelle juste après moi. En fait t’es tout aussi suspect que moi maintenant.

Je dis ça avec une expression amusée, comme si toute cette histoire n’était qu’une bonne grosse tranche de rigolade. Enfin… « comme si »… ouais non je le prends vraiment comme ça en fait. Attends, c’est cool ! D’habitude c’est toujours après les autres que ça part en poursuite, en aventures trépidantes et en histoires à raconter le soir. Moi on ne me poursuit jamais, on ne me reconnait jamais dans la rue, même pas la Marine… Alors je veux bien admettre que c’est pratique, du coup je passe inaperçue (quand Loup ne m’accompagne pas) et tout… mais bon… moi aussi je veux des montées d’adrénaline, le moment où tu lutte pour ta vie et tout ! Ça doit être cool !

- J’te propose de venir avec moi jusqu’au bateau. Mes amis commerçants pourront te donner un coup de main si on est poursuivis à ce moment-là, ils sont forts… et puis comme ça au pire on pourra te déposer quelque part si faut que tu quittes cet endroit un moment.

J’essaye d’avoir l’air sobre de quelqu’un qui pense à un plan pour s’en tirer… sauf qu’en fait j’ai presque envie d’aller agiter un soutif sous le nez du papa du cadavre en criant que c’est de ma faute si son fiston chéri est mort, juste pour voir ce que ça fait.

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La jeune fille, dont je ne connaissais pas encore le nom, ne semblait pas vraiment ravie que je parle de ce grand canidé comme « son animal », elle préférait employer le terme d’ami.

Je voulus m’excuser de l’avoir peut-être blessée avec mes propos, ce n’étais pas le but, je voulais juste la mettre en garde. Cependant, au moment où j’allais prendre la parole, elle me la coupa net en enchainant avec des justifications inutiles… c’était bien une fille, elle parlait beaucoup, mais malgré tout ce qu’elle pourrait dire, aucunes explications ne pourraient justifier qu’on prenne la vie de quelqu’un.
Elle essaya de se rassurer, mais je crois qu’elle n’y croyait pas elle-même finalement. Enfin, je n’étais pas vraiment sûr de moi sur ce coup là… cette fille était une véritable pile électrique, son faciès changeait aussi vite que son débit de parole.

Elle se tourna ensuite vers son ami canin, écrivit un mot sur un bout de papier et le missionna d’amener ce message à un certain capitaine. Elle devait donc certainement être une pirate, en tout cas elle appartenait à un équipage quelconque.
Le loup lui donna un coup de museau amical ; il était vrai que, vu sous un autre angle, cette grosse bête n’avait pas l’air si méchante que ça, mais le mal était fait et les conséquences qui allaient en découdre allaient forcément se faire ressentir.

C’est alors que, suite à son départ, un petit chaton tout mignon fit son apparition, directement de la capuche de mon interlocutrice… celui-là avait l’air bien moins dangereux.

Encore une petite réflexion de cette dernière, qui eut pour effet, cette fois-ci, de me faire sourire. Elle aussi n’était certainement pas méchante, mais elle allait devoir le devenir un peu si elle voulait se sortir du pétrin dans lequel elle s’était fourrée, d’autant plus que son protecteur n’était plus là dorénavant.
Je sentais gros comme une maison qu’elle allait trouver un moyen de m’appliquer à cette histoire, ce qu’elle ne manqua pas de faire rapidement, en sortant tranquillement un petit sachet de bonbons.

La situation semblait l’amuser plus que l’inquiéter. Je ne l’étais pas vraiment non plus, parce que je connaissais le coin et que j’avais une grande confiance en moi, mais je n’étais pas certains de pouvoir en dire autant d’elle… a priori, cette jeune fille ne cassait pas de briques, mais peut-être que je me trompais.

En tout cas, elle devrait prendre cette affaire un peu plus au sérieux.

Elle me proposa donc de l’accompagner jusqu’à son bateau et que une fois là-bas, je pourrais avoir l’aide nécessaire à mon départ… j’en avais pas vraiment besoin, j’étais largement capable de m’en sortir tout seul. Etait-ce une vraie offre ou bien se cachait-elle derrière cet acte de gentillesse pour trouver un substitut à son loup protecteur.

- Ecoute, ta proposition est super sympa, mais je pense pouvoir m’en sortir tout seul. De plus, je suis attendu.

Je ne voulais pas la blesser avec mes paroles, j’étais bien trop gentil pour ça, si bien que, comme on m’attendait au port, je lui proposai de l’accompagner jusque là-bas.
- Mais si tu veux, comme on va dans la même direction, je veux bien t’accompagner jusqu’à tes camarades. Une fois sur place, nos chemins se sépareront… ça te va ?

Je lui laissai le temps de répondre et commençai à me diriger vers notre destination, avec ou sans elle car, peu importe sa réponse, je devais m’y rendre.

Mais tandis que je quittai la ruelle où nous étions cachés depuis un bon moment maintenant, un coup de feu retentit ; la balle vint s’écraser à quelques centimètres de mes pieds, on m’avait manqué de peu. Je me plaquai donc contre le mur afin de me protéger ; nous étions déjà poursuivis, la nouvelle avait rapidement fait le tour de la ville, ce qui ne m’étonnait guère. Ce type-là avait un réseau immense dans la ville, ce qui lui permettait de tout savoir rapidement.
Quelqu’un était sans doute tombé sur le corps et de là, l’information s’était propagé comme une traînée de poudre.

Je tournai donc la tête en direction de la position supposée de la jeune demoiselle pour faire un point sur la situation ; j’espérais qu’elle n’allait rien faire de… stupide.


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Je n’ai pas besoin de réfléchir à sa proposition bien longtemps. A peine a-t-il fini de parler, qu’un coup de feu déchire le silence, me faisant sursauter brutalement. Je franchis les quelques mètres qui nous séparent en une demi-seconde, je me plaque contre le mur à mon tour et je sors mon révolver de ma ceinture… et je le fais tomber.

- Merde !

Au moment où je me penche pour ramasser mon arme, une seconde balle me frôle la joue, y laissant une blessure. Rien de grave, mais ça fait nettement plus mal que l’égratignure du caillou de tout à l’heure. Je laisse mon flingue par terre pour me plaquer à nouveau contre le mur en tenant ma joue. Ça brûle cette saleté !

- Euh… je crois que je vais rester avec toi en fait…

Une troisième balle fait un trou quelques centimètres devant le pied de mon compagnon d’infortune. Pendant un instant, je me dis que s’il s’en va et que je me débrouille toute seule, il sera tranquille. Il n’a rien fait, et les gens savent que la fille avec le loup était seule. Mais étrangement, je ne vois pas du tout l’intérêt de lui faire part de mes réflexions… au contraire…

- Surtout qu’ils ont l’air de t’en vouloir aussi…

Faux… ils ont juste l’air d’avoir envie de tirer. A mon avis, ils doivent juste vouloir tuer tout ce qui se tient à proximité de moi en fait… mais pareil, je ne précise pas ce léger détail au jeune homme dont je compte bien me servir comme d’un garde du corps jusqu’au port. C’est vrai que je n’y ai pas pensé avant, mais sans Loup, je suis aussi dangereuse qu’un oisillon en fait… je sais pas tirer correctement, me battre au corps à corps faut oublier (un baffe et je compte déjà les étoiles en riant bêtement)… je compte toujours sur Loup où sur l’équipage du Coureur de Vagues pour me protéger en fait, jusqu’ici ça suffisait… désolée, inconnu, cette fois ça tombe sur toi.

- Tu vas pas me laisser tomber hein ? Le Capitaine il dit que laisser quelqu’un sans défenses alors qu’on est capable de le protéger, c’est très mal.

C’est vrai qu’il a dit ça, je ne mens pas… je ne précise pas que ça faisait partie des cours qu’il se fait un devoir de me donner régulièrement. Des cours sur la différence entre ce qu’il nomme le Bien, et le Mal. Je trouve ces cours vraiment chiants et incompréhensibles… pourquoi quelque chose qui me fait du bien ou qui me fait rire serait quelque chose de « mal » ? C’est complètement idiot, non ?

Bref… ce n’est pas tellement le moment de penser à ça. Je murmure quelques mots à Chaton, il saute par terre et file à toute vitesse. Maintenant que je me suis habituée à sa présence dans mes vêtements ou sur mon épaule, sentir son absence me fait bizarre… j’ai l’impression d’être toute nue. Je lève les yeux, attirée par un mouvement. Un oiseau… je le regarde encore un moment, je dois avoir l’air d’une illuminée en pleine recherche de l’Eveil…


- Il y a trois tireurs dans la rue qui part sur ta droite, ils sont sur des balcons. Dans la rue en face, il y en a deux. Un à l’angle au fond, un sur un toit du côté… droit. Non… gauche, pardon. Il y en a deux qui arrivent derrière nous, ils seront probablement là d’ici deux minutes. La rue qui part sur la gauche est libre pour le moment.

Je n’explique pas comment je le sais… « un petit oiseau me l’a dit » me ferait définitivement passer pour une folle furieuse. En plus, je me contente de lui balancer les informations sans rien ajouter de plus… je lui laisse le soin de mettre un plan en place dans son esprit, je suis assez nulle aussi pour ce genre de choses. En fait, je ne suis pas franchement douée pour beaucoup de choses mine de rien… je sais faire des gâteaux… mais en combat, c’est pas très utile. Je me vois assez mal jeter des cookies à la gueule de mes ennemis… « Attention ! Attaque de la levure masquée ! » « Contre-attaque des œufs battus en neige ! » « Coup de sucre candy ! » Non seulement j’aurais l’air super conne, mais en plus, se recevoir des œufs en neige ne risque pas de beaucoup affecter les vilains connards qui veulent ma peau… les surprendre, à la rigueur… les faire rire peut-être…

De toute façon, j’ai pas d’œufs et j’ai pas de fouet. La question est réglée.



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SUR LE DÉPART...



Ce que je pensais se confirma, elle comptait sur moi pour sa protection et s’était donc placée juste derrière moi après s’être fait tirée dessus. Ça n’était pas passé très loin cette fois-ci, à en juger par la trace apparue sur sa joue, elle en avait effectivement besoin.

Elle ne semblait pas forcément apte à se battre, ni même ne serait-ce que se défendre seule au vu de sa maitrise de son arme… cela aller rendre la tache bien plus compliqué, parce qu’en plus de m’occuper de moi, j’allais devoir faire en sorte de la protéger elle. C’était mon instinct qui me dictait cette conduite, je ne pouvais pas m’en empêcher.

Malgré que ma décision soit déjà prise, elle tenta encore et toujours de m’en convaincre, tentant de me persuader qu’ils en avaient après moi aussi.

- Ne t’inquiètes pas, je te promets de te ramener vivante à ton capitaine… j’ai dit vivante par contre, pas entière.

J’étais gentil, mais je ne voulais pas non plus qu’elle profite trop de la situation, elle était déjà bien assez compliquée comme ça.
Tandis que j’essayais de réfléchir à un moyen de nous sortir de ce guêpier, ce qui ne paressait pas évident puisque je ne connaissais pas la position du tireur.

C’est alors que ma camarade d’infortune du jour me surprit en sortant d’un seul coup toutes les positions ennemies, car il n’y en avait pas qu’un… comme j’aurais pu m’en douter. Mais au-delà de ça, je me demandais vraiment comment elle pouvait savoir tout ça, surtout si précisément, soit elle inventer complètement pour tenter de me convaincre encore de l’aider, alors que je lui ai bien dit que j’allais le faire, ou bien, d’une quelconque manière, elle le savait réellement… Un pouvoir caché : un don ou un fruit pour l’expliquer, tout comme le fait d’en être arrivé là sans talent particulier pour se battre.

Il fallait que j’en sois sûr avant de continuer, me penchant légèrement afin de passer ma tête derrière le mur et de vérifier la position des soi-disant tireurs. Un nouveau coup de feu, dans la direction indiquée, m’arracha une mèche de cheveux… elle avait donc raison visiblement.

- Comment tu peux savoir tout ça toi ?

Je posai la question pour la forme plus qu’autre chose, je n’attendais pas forcément une réponse, me doutant bien qu’elle voulait peut-être garder ces talents pour elle et ne pas forcément le dévoiler à n’importe qui.
Et puis, je n’avais pas vraiment le temps de me concentrer là-dessus, car si je me décidais vraiment à la croire, ce qui pour l’instant était le cas, de nouveaux agresseurs allaient surgir d’ici environ deux minutes, ce qui me laissait peu de temps pour trouver un plan d’action.

- On va par-là !

Cela la surprendrait peut-être, mais j’indiquai la direction dans notre dos, celle où deux ennemis devaient arriver d’ici peu… en effet, le fait que seule une voie soit ouverte sentait le piège à plein nez, pourquoi s’efforcer de nous encercler si c’était pour nous laisser une porte de sortie si évidente.

La meilleure défense était parfois l’attaque, les prendre par surprise en nous dirigeant nous-mêmes vers l’adversaire nous permettrait de nous créer une ouverture non prévue de leur part. De plus, s’il s’avérait qu’il y avait seulement deux hommes, je pouvais facilement gérer la situation.

Je me mis donc à avancer vers les deux arrivants, pris Vulcain et, au détour de la ruelle, le pointai sur l’un des hommes, facilement repérable au bruit de sa course. L’effet de surprise me permit de le mettre en joue et lui tirer dessus aisément. Il s’écroula net en se tenant l’épaule, pas besoin de le tuer après tout.
J’enchainais avec le second, m’approchant de lui rapidement, d’un seul bond.
===== Meteorite Punch =====

Je lui assénai alors un coup de poing violent en pleine tête, le mettant au tapis en un seul coup.

- On va où maintenant ?

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Sur le départ…
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Bon ok, j’avoue… ça fait pas très pro mais tant pis. Quand il s’est pris une balle qui a coupé ses cheveux, j’ai éclaté de rire. Mais en même temps, ‘fin j’sais pas quoi… ça fait un bruit monstrueux, ça peut perforer des cages thoraciques et des boîtes crâniennes… et ça fait aussi coiffeur. Les balles, c’est la vie ! Bientôt quelqu’un inventera un flingue qui fait le café, j’en suis certaine. Et puis la vitesse avec laquelle il s’est rejeté en arrière… magnifique. Presque trop rapide pour être vu à l’œil nu. J’suis morte de rire. Finalement cette petite excursion dans le monde des chatouilleux de la gâchette a du bon hein, je m’éclate moi.

Bon par contre, le coup de la fille habituée à vivre des trucs comme ça, ça doit plus être hyper crédible. Entre le révolver qui se casse la gueule et le rire mi-amusé mi-nerveux dès qu’une balle frôle quelqu’un, je pense que ça jette un voile sur la crédibilité de n’importe qui.  Me juge pas ! Je fais c’que j’peux !

Dans tous les cas, j’ai même pas le temps de décider de lui répondre ou non à la question qu’il me pose, parce qu’il choisit subitement de se jeter dans la gueule du loup. Hop ! Et si on allait dire coucou aux enfoirés qui veulent nous tuer ? Aaaah mais tout à fait ! Brillante idée ça ! Mais bon… je le suis quand même. Au jeu de la survie en milieu hostilement armé, je pense qu’il me bat à plate couture. Et j’ai envie de vivre, accessoirement. Du coup je le suis sans rien dire mais mon fou-rire s’est calmé de lui-même.

J’assiste à la suite en gentille petite spectatrice. Je ne réagis même pas quand il laisse le tireur en vie… après tout, c’est sa victime à lui hein, il en fait ce qu’il veut. Moi quand je m’amuse à couper un mec que m’a rapporté Loup, je n’aime pas qu’on me fasse des commentaires sur la façon dont je m’y prends, chacun son délire. Si lui il préfère laisser les gens en vie c’est son truc, sa… je sais pas… signature ? J’le juge pas. Je lui trouve un petit côté tarlouze, bon… mais je le juge pas.


- Euh…

Je regarde autour de moi. Un petit chat noir et blanc à qui il manque une oreille se rapproche tranquillement de nous comme s’il savait parfaitement ce qu’il avait à faire. Il se pose sur son arrière train et me regarde un moment avant de repartir en courant en sens inverse.

- Bon ben par ici alors…

Je suis le chat à travers plusieurs ruelles, et puis je m’arrête net. Par terre, il y a deux tas qui grouillent. Je mets un instant à comprendre que ce sont des tas… de chats… et que sous les chats, il y a des mecs. Ils sont vivants, seulement la quantité quasiment industrielle de poils, de queues, d’oreilles, de moustaches et de culs des chats qui se baladent devant leurs bouches les empêchent de hurler. Pratique… je remercie les félins d’un sourire, ramasse un flingue qui passait à portée de main et je le range avec le mien. J’ai été bien inspirée de le ramasser au moment où on partait tout à l’heure, le Capitaine m’aurait grondée sinon.

- On doit continuer tout droit sur trois croisements, les chats nous ont libéré le passage. Après je ne sais pas… c’est plus leur territoire.

Et je reprends ma course avant d’avoir à répondre à des questions embarrassantes. Une fois qu’on arrive au point au-delà duquel les amis de Chaton n’ont plus aucun pouvoir, je m’arrête, à bout de souffle. Non… je ne suis pas non plus très endurante. Tu vas relever tous mes défauts c’est ça ? Bref. Je récupère Chaton, très fier de lui, qui m’attendait sur un couvercle de poubelle, et je le câline longuement en reprenant mon souffle.

- C’est bien Chaton ! T’as été très utile, très efficace, bravo ! Je suis très fière de toi.

Il ronronne comme un moteur. Fier comme un paon. C’est tellement mignon que j’en oublie la situation pour fondre et gâtiser paisiblement à coup de « Mooh qu’il est mignon le chaton, mooh qu’il est intelligent, oulala qu’il est fort le petit chaaaaat ! »


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SUR LE DÉPART...



La jeune demoiselle était restée en arrière tandis que je m’occupais de nos agresseurs, mais c’était loin d’être terminé, nous étions loin d’en avoir terminé.

Comme elle semblait avoir un certain talent lui permettant de repérer nos ennemis et donc de nous orienter, je lui demandais par où il fallait passer maintenant. Je mettais une partie de ma vie entre ses mains et visiblement, elle aussi, puisque j’étais le seul en capacité de nous défendre.
Elle hésita un moment avant de me répondre… avait-elle vraiment un don où c’était juste un coup de chance ? Savait-elle où aller maintenant ?

Ce ne fut que lorsqu’un chat se posa près d’elle que l’illumination arriva.
- Bon ben par ici alors…

Devais-je la croire aveuglément du coup et la suivre ou partir de mon propre côté ? J’avais promis de la ramener vivante, donc même si elle me mentait, je n’avais pas vraiment le choix. Et puis mon intuition me disait qu’elle avait vraiment quelque chose, je ne savais pas quoi exactement encore, mais j’espérais le découvrir… pour ma curiosité et pour avoir confiance en elle.
Tandis que je réfléchissais à tout ça, une scène inhabituelle m’extirpa de mes pensées : deux petites montagnes de chats, entassés, surplombé le corps de deux hommes, visiblement de ceux qui nous poursuivaient.

C’est alors qu’elle lâcha une phrase qui m’interpella encore un peu plus que son comportement étrange. Elle parlait des chats comme si ces derniers lui avaient donnée un coup de main, qu’ils l’avaient aidée… elle avait une relation particulière avec les animaux : ses deux animaux de compagnie et maintenant les chats. C’était certain, elle cachait quelque chose.
Elle était partie très vite, certainement pour ne pas me laisser le temps de réfléchir à tout ça, ce qui fonctionna d’ailleurs, car le plus important était de sortir de là ; malheureusement, la demoiselle s’arrêta aussi vite qu’elle était repartie.

Décidément, on ne pouvait pas dire qu’elle était le compagnon idéal dans ce genre de situation…

Elle prit alors le temps de caresser son chaton, comme-ci on n’avait que ça à faire, je le lui fis d’ailleurs remarquer par un petit raclement de la gorge, mais je ne voulais pas la brusquer.
Mais si moi je n’arrivais pas à la presser, les hommes qui s’approchaient allaient certainement y arrivé ; on pouvait entendre le bruit de leur course, ainsi que ceux de leurs armes… il fallait bouger et vite.

J’attrapai donc la fille et son animal, la fis basculer sur mon épaule et entama une course effrénée dans les ruelles pour tenter de les semer.
Je ne savais pas vraiment comment elle allait réagir à cette façon un peu brutale d’agir, mais je n’avais pas le temps de tergiverser. Elle allait peut-être me sommer de la faire descendre ou le faire d’elle-même d’une quelconque manière, mais j’espérais que si c’était le cas, elle allait se bouger un peu les fesses.

En même temps que je courais, je tentai de réfléchir à la suite des événements et d’établir un plan d’évacuation pour rejoindre le port et nos navires, mais peu de solutions s’offraient à nous.

Pour gagner du temps, je ne voyais qu’un moyen, se trouver une cachette pour se poser et réfléchir ; un endroit propice s’offrit à nous, mais je n’étais pas certains qu’elle allait aimer… une poubelle se présenta devant nous, assez grande pour nous loger tous les deux et nous dissimuler aux yeux des autres.




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Pas de danse et coussinets
feat Fenris D. Vargathras






Quand il me jette sur son épaule, je suis d’abord tentée de lui briser la nuque, juste pour le principe. Attends, à cause de lui j’ai failli lâcher Chaton ! Il aurait pu se faire mal le pauvre, il est encore tout petit et tout fragile ! Mais il se met à foncer dans une direction qu’il a dû choisir au hasard, alors je ne fais rien… peut-être qu’il a un plan, peut-être qu’il sait où il va… personnellement j’avance à l’aveuglette pour le moment, Chaton est trop occupé à s’agripper à mon pull de toute la force de ses petites griffes pour pouvoir me guider dans sa ville natale, et le territoire des chats qui nous ont aidés est désormais loin derrière nous. Je me sens un peu bringuebalée dans tous les sens, mais comme j’ai l’habitude à cause de Lars qui a tendance à me porter de cette manière quand Loup n’est pas là pour le grogner à l’ordre, ça va. Par contre Lars ne court jamais quand il me tient comme ça… c’est clairement pas confortable…

Pendant un moment, je vois trois types qui courent après nous comme si leurs vies en dépendaient. Je leur adresse un grand sourire et un petit signe de la main… étrangement ils accélèrent après ça. C’est susceptible un homme de main quand même… ça me fait rire. J’avoue que j’ai toujours eu du mal à prendre les situations dangereuses au sérieux… mais c’est pas de ma faute ! Ils sont drôles là avec leurs expressions mauvaises et inquiètes à la fois, on dirait qu’ils sont furieux contre nous, et qu’ils ont peur de quelqu’un d’autre. Peut-être que leur boss a prévu de les couper en petits dés s’ils ne lui ramène pas nos cœurs dans une petite boîte, comme dans je ne sais plus quel conte pour enfants. L’idée fait redoubler mon hilarité, et je me marre paisiblement jusqu’à ce qu’ils disparaissent de ma vue et que mon porteur s’arrête net devant une grosse benne à ordures.


- T’es fatigué ? J’suis pas bien lourde pourtant…

En même temps il cavale depuis un moment quand même… Je me laisse glisser par terre et je soulève le couvercle de la benne.

- Viens, on pourra faire une pause là-dedans… j’suis certaine qu’elle est vide.

Je saute à l’intérieur. Mouais… vide mon cul hein… elle est pas pleine à craquer, c’est déjà ça, mais y’a quand même la preuve que les habitants de cette ville jettent beaucoup de bouffe à la poubelle. Je m’écarte en grimaçant légèrement parce que quand même, ça pue la mort, je lui laisse la place de sauter à mes côtés, et on laisse le couvercle retomber silencieusement au-dessus de nous.

Il y a des trous dans la benne, ça nous permet d’avoir un peu de lumière. Je m’arrange un tas presque confortable dans un coin, et je me laisse gracieusement tomber sur des épluchures presque fraiches. C’est toujours plus agréable que de patauger dans ce qui a dû être une sorte de sauce bolognaise il y a plusieurs jours de cela.

Chaton, par contre, a l’air ravi. Il se jette amoureusement sur un morceau de poisson pas encore complètement pourri et le suçote avec un plaisir évident. Ah les chats et leur amour pour le poisson… c’est mignon. Enfin… presque… ça serait vachement plus mignon sans l’odeur infecte, le tas jaunâtre non indentifiable à quelques centimètres des pieds de mon compagnon d’infortune, et la possibilité de se faire choper à chaque instant. Quoi que… ça rajoute un peu de suspense, c’est quand même pas négligeable. Oui parce que bon, être dans une benne à ordure, comme ça pour rien… ben ça serait chiant, non ? Ah non ? On a peut-être pas les mêmes passions après tout hein, mais je ne juge personne ! Personnellement je préfère regarder Loup arracher des gorges, observer Chaton jouer avec une ficelle, et manger des trucs sucrés. Chacun son délire.

Au bout de quelques minutes de silence moite et olfactivement désagréable, on voit les types passer comme des flèches devant la poubelle. Je suis tentée de sortir, mais ils ne sont peut-être pas seuls… si ça se trouve ils ont es copains pas loin derrière, il vaudrait mieux qu’on reste planqués là-dedans un moment… merde. Histoire qu’on s’emmerde pas trop non plus, je me tourne vers mon ex-porteur en murmurant :


- Moi c’est Jùlia, au fait, ravie de te rencontrer !

Ben oui quoi… quitte à rester enfermés ici, autant faire connaissance, ça passera le temps. J’ai une sainte horreur de l’ennui… ça doit être mon pire ennemi en fait. Pire que l’eau ! L’eau au moins elle a la décence de me rendre inconsciente si j’y reste un peu trop. Au moins je me fais pas chier… la poubelle, par contre, elle n’y mets aucune bonne volonté.

Enfin, je dis ça… mais subitement, un rat énorme me saute sur les genoux. Il est tellement bien nourrit à l’extrait de poubelle de ville qu’il est deux fois plus gros que Chaton. Je sais que la plupart des filles, voir même des gens en général, aurait bondit en couinant… mais pas moi, moi je souris de toutes mes dents et de gratouille la tête du gros rongeur en murmurant un :


- Mais qu’il est chou celui-là ! Bonjour Monsieur Rat, on doit être dans ton garde-manger, désolée de te déranger !

Et puis je glousse bêtement parce qu’il se met à ronger la manche de mon pull et que Chaton, effrayé par l’animal, est allé se planqué dans les pieds de notre compagnon d’infortune en tremblant…

Dans l’esprit du rat, il ne se passe pas grand-chose. Il sent qu’il peut avoir confiance en moi, il a faim, il n’aime pas qu’on soit chez-lui, il a faim, mon pull n’a aucun goût mais il s’en fiche parce que ça se mange, il a faim, Chaton le dérange mais, vu le gabarit crevette, il n’en a pas peur, il a faim… oh ! Un biscuit ! Il bondit sur le cookie que j’ai sorti de ma poche, le cale entre ses petites pattes griffues et me fixe avec ses deux petits yeux noirs et brillants tout en rongeant à la vitesse grand V. Peut-être qu’il connait un moyen de rejoindre le port… les rats ça aime bien les ports en général…



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Finalement, elle se laissa porter assez facilement, peut-être pour simplement limiter ses efforts et ne pas avoir à courir ou simplement par simple lucidité de sa part sur notre situation. La seule chose qui paressait la déranger, c’était le peu de délicatesse que j’avais pris pour son chat qu’elle serrait de plus en plus fort contre elle.

Trois gars étaient maintenant sur nos talons, et je ne sais pour quelles raisons, ces derniers allaient de plus en plus vite, je me mis donc à accélérer pour les semer, ce n’était pas évident avec le poids sur mon épaule, heureusement mon entrainement avait porté ses fruits.

Je réussis enfin à mes une bonne distance entre nous, assez pour m’arrêter devant une énorme poubelle… une cachette idéale. Mais la demoiselle ne semblait pas avoir encore compris mon but en me stoppant ici ; elle imaginait que j’étais fatigué, même si c’était un peu vrai.
Finalement, à ma grande surprise, elle comprit le fond de ma pensée et cela ne sembla pas la déranger le moins du monde, même si elle imaginait la benne vide, ce qui serait vraiment miraculeux.

Je la laissai monter en premier et la suivi quelques secondes plus tard… j’atterris alors dans une espèce de sauce dégueulasse. Il fallait avouer que ce n’était pas forcément la cachette la plus agréable, mais elle avait tout de même le mérite de nous fournir un temps de répit afin de réfléchir à un plan.

Tandis que je réfléchissais à commencer nous sortir de cette situation, la jeune fille prit la parole pour se présenter… il était vrai que depuis qu’on s’était rencontré, nous nous n’étions même pas présenter l’un à l’autre.

Elle s’appelait donc Jùlia, très charmant ; je lui répondis donc avec un large sourire.
- Enchanté, moi c’est Alvin !

Cependant, je n’étais même pas sûr qu’elle m’ait entendu, ni même écouté puisque un rat se manifesta. Encore une fois elle me surprit par sa grande aisance avec cet énorme animal, plus gros que son chat ; je commençais de plus en plus à croire qu’elle avait vraiment une relation spéciale avec les animaux… un don. Elle se mit même à lui parler.

Tant mieux, pendant qu’elle était occupée, je réfléchissais à la suite des événements.

J’avais une idée, j’allais juste avoir besoin d’un guide, je fis donc part de ma réflexion à ma camarade, une solution qui la garderait à l’abri et qui, en plus, ne lui couterait aucun effort… elle allait sans doute apprécier.
Je vérifiai donc par les trous présents si, à l’extérieur, tout était calme et, quand une fenêtre se présenta enfin, je sortis.

- Cramponne-toi bien !

C’est alors que je me mis à pousser la benne avec Jùlia à l’intérieur. Cette dernière se mit à glisser et à prendre de la vitesse. Mademoiselle voyageait donc maintenant dans un véhicule blindé. L’avantage c’était que elle était protégée, moi aussi et en plus de cela, ça offrait une véritable puissance de pénétration, comme un bélier.
Je fonçais donc dans tous les hommes qui se mettaient sur notre passage, ils avaient beau nous tirer dessus, nous étions intouchables.

- Guide-moi !

Destination direct pour le port, et avec chauffeur.


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Sur le depart…
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J’avoue que la présence du rat m’a un peu fait oublier le reste, mais c’est pile au moment où je lève le nez pour parler à Alvin (parce que oui, j’ai retenu son nom) qu’il se redresse pour s’extirper de la benne d’un mouvement rapide. Je suis tellement surprise que je me contente de le regarder faire en clignant des yeux bêtement. Mais qu’est ce qu’il branle ?

- Alvin ? Qu’est ce que tu… Iiiiiaaah ?!

Il a balancé la benne en avant… Pire ! Il la pousse devant lui ! Au début ça tremble juste, et puis au fur et à mesure qu’il prend de la vitesse, ça devient très très inconfortable. Je me redresse pour passer la tête par-dessus le bord de la poubelle et pour me tenir histoire de ne pas finir en forme de rouleau de printemps saveur ordures… C’est dégueulasse. Y’a des trucs gluants non identifiés qui volent partout sur notre chemin, Chaton est retourné dans ma capuche, complètement tétanisé et le rat s’est agrippé à mon mollet, y plantant ses petites griffes pointues sans penser une seule seconde à la douleur que ça peut me procurer (et ça me la procure, justement… mais je suis trop occupée à essayer de ne pas tomber dans le cloaque innommable qui tapisse le fond de ma cachette mouvante). « Cramponne toi bien »… plus facile à dire qu’à faire quand même…

- T’es… t’es marrant toi !

Finalement je repousse complètement le couvercle. Je reste quand même planquée à cause des coups de feu de temps en temps, mais à part ça, maintenant que je m’y suis faite… ça va. C’est même drôle en fait. Mon sourire s’élargit et je pousse des « Wouhouuuu ! » et des « Youhouuuu ! » joyeux.

Vu qu’il veut que je le guide, je m’exécute. J’suis une gentille fille obéissante moi… enfin presque. Bref… je lui jette des « A gauche toute ! » et « Attention virage serré à droite ! » complètement au hasard. J’ai pas la moindre idée d’où se trouve le port, Chaton et le rat sont beaucoup trop occupés à avoir peur pour m’être d’une quelconque utilité de toute façon. Du coup, forcément, on finit par débarquer en plein milieu du marché. Où d’un autre marché d’ailleurs, aucune idée… on est pas du tout au même endroit que tout à l’heure, mais y’a quand même des stands colorés avec plein de trucs à vendre. D’ailleurs c’est sur un stand d’épices qu’on finit par s’échouer brutalement. La benne s’arrête tout net, je vole jusqu’à aller m’écraser dans un tas de cumin tandis que le rat, causant une véritable crise d’hystérie, atterrit en plein sur la tête d’une femme visiblement assez peu amoureuse des rongeurs.

Je me redresse en gémissant légèrement, je vais avoir des bleus partout demain. Je ne suis plus couverte d’ordures, à part une feuille de salade dans mes cheveux, par contre je suis pleine de poudres colorées diverses et je sens très fort le cumin. Chaton éternue dans ma capuche le pauvre.

Je repère les types qui nous suivaient, j’agrippe le bras d’Alvin et je le tire derrière moi pour qu’on se fonde dans la masse de passants grouillante et paniquée qu’a fait bouger notre irruption plus que brutale. Je le traine pratiquement sans même prendre le temps de vérifier qu’il ne s’est pas blessé. Je sais que le choc a dû être encore plus violent pour lui que pour moi, il a dû se manger la benne dans la tronche de plein fouet, mais là, il faut juste qu’on bouge… et vite.



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J’étais assez fier de mon idée, même si elle me demandait beaucoup d’effort et d’énergie, si tout se passait bien, on serait à destination rapidement et donc en sécurité.

Finalement, se furent les premiers mètres les plus difficiles, le temps que la benne prenne un peu de vitesse et glisse quasiment seule. Il ne me restait donc plus qu’à suivre les indications de ma camarade qui, malgré les indications que je lui avais donnée, s’était permise de soulever le couvercle et donc de s’exposer au danger.
Mais je ne pouvais pas faire grand-chose contre la détermination d’une femme… et puis, on semblait pratiquement hors de danger.

Je pris, à gauche, puis à droite comme elle me l’indiquait, quand soudain, la poubelle cogna contre quelque chose dans un fracas assourdissant. Cette dernière s’arrêta net, propulsant la jeune fille et son chat, ainsi que le gros rat qui était resté avec elle durant le voyage.

Pour ma part, je fis la bascule et me retrouvais la tête la première au milieu des ordures, plongeant le visage en plein dans la sauce dégueulasse dans laquelle j’avais sauté la première fois. La sensation était vraiment horrible et je ne parlais même pas de l’odeur. Je mis du temps avant de reprendre mes esprits, suite au choc violent entre ma tête et le fond de la benne, et au parfum enivrant des déchets.

J’espérais que, au moins, avec tout ça, nous étions arrivés à bonne destination, mais quand je sortis la tête de la poubelle, je constatai que ce n’était pas du tout le cas. On s’était retrouvé en plein milieu du marché, un endroit complètement exposé, avec des yeux et des oreilles partout pour le baron des affaires qui nous poursuivait.

Avant même que je puisse réagir, Jùlia m’agrippa le bras et me traina de force derrière elle, ne me laissant même pas le temps de la grondait pour son système GPS complètement pourri, mais il était vrai que ce n’était pas la priorité, on était toujours poursuivi.
Dans la course, tentant de nettoyer mes cheveux comme je pouvais de tout ce qui pouvait trainer dedans, je trouvai tout de même quelques secondes pour lui glisser le fond de ma pensée.

- Tu n’étais pas censé nous guider jusqu’au port, toi et ton don ?

Je n’attendais pas forcément une réponse de sa part sur cette remarque, masi j’avais eu besoin de le signaler.

Après plusieurs minutes de course effrénée, je fus obliger de m’arrêter, j’étais extrêmement fatigué après avoir poussé l’énorme poubelle qui devait nous amener aux bateaux.

- Jùlia, attends un peu, j’ai besoin de souffler un peu !

Le problème était que nos poursuivants ne s’arrêteraient pas eux, ils allaient nous rattraper ; il fallait trouver quelque chose rapidement.
Il nous restait peu de solution, se cacher à nouveau, trouver le port au plus vite ou affronter nos adversaire, mais vu notre position, le choix serait vite fait et dans mon état et avec les capacités de ma camarade à se battre, on était dans de beaux draps.

J’attrapai tout de même Vulcain, le pointa en direction de l’arrivée supposée de nos ennemis, derrière nous.

- Cours, cours vite ! Je te couvre ! Tu dois rejoindre ton bateau, je te l’ai promis… je vais les retenir.

Je devais me battre, à moins d’un miracle, c’était l’unique solution.




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Sur le Départ
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J’avoue que, sur le coup, je ne réponds pas à sa première question. On est en train de fuir pour nos vies là, du coup on court comme des malades. Si je perds mon temps et mon souffle pour répondre, je vais jamais pouvoir continuer… je suis pas franchement connue pour mes capacités sportives ou pour mon endurance à vrai dire… En fait, je suis pas franchement connue pour grand-chose…

On trace comme des tarés encore un moment… et puis mon « partenaire de course » s’arrête tout net. Sur le moment je me dis qu’il pourrait quand même faire un effort, que moi aussi j’ai du mal mais que je continue quand même… et puis je me souviens qu’il courrait déjà pendant que je me contentais de me planquer dans la poubelle… bon… effectivement il doit être épuisé en fait. Du coup je ne râle pas, ça serait pas cool.

Quand il attrape son arme et la pointe en direction de là d’où on vient, même si nos poursuivants ne sont pas encore là, je dois avouer que des petites étoiles se mettent à faire briller mes yeux. Il a la classe comme ça en fait… genre le héros protecteur, une connerie comme ça. Cool !

Et puis il ouvre la bouche et les étoiles disparaissent. Je soupire et je lui claque l’arrière de la tête du revers de la main, pas fort, juste pour l’effet de style.


- Mec, t’es con ou quoi ?

Oui bon, c’est peut-être pas la remarque la plus sympa quand un mec essaye de vous sauver la vie, je sais… mais moi je le vois comme ça.

- Pour commencer, t’es gentil mais j’ai pas de boussole dans la tête, je sais pas par où il faut aller pour se rendre au port. Donc d’une, je pouvais pas savoir où on allait tout à l’heure, et de deux si je pars toute seule je vais me perdre.

C’est vrai quoi merde !

- Et puis c’est quoi ton délire là ? Te sacrifier pour une fille que tu connais depuis dix minutes juste parce que t’as promis une connerie sans savoir à quoi t’en tenir ? Tu m’as prise pour quoi ? Une gentille petite midinette qui va pleurer ta mort pendant des mois, puis se trouver un nouveau héros et recommencer ?

Je déteste qu’on me prenne pour une faible femelle sans défenses… même si c’est le cas. Je me donne assez de mal pour avoir l’air forte et tout bordel ! Et puis même… se sacrifier pour quelqu’un c’est le truc le plus débile du monde. Pour un animal, à la rigueur… mais pour un humain ? Non mais quelle connerie !

Je lève les yeux. Des oiseaux… ah ! Ça c’est plutôt cool. Je vais avoir du mal à les persuader parce qu’on ne se connait pas, que je sens le cumin et que j’ai un chaton dans ma capuche mais bon… ils n’ont pas l’air d’aimer beaucoup nos poursuivants non plus. Je suppose qu’ils se sont souvent amusés à tirer sur des oiseaux pour s’entrainer ou tout simplement pour s’amuser… cette idée me met subitement en colère et ça peut se lire de manière flagrante sur mon visage. Sur le coup j’espère qu’Alvin ne va pas prendre ça pour lui, et puis j’oublie. Les oiseaux sentent ma colère et ce qui l’a déclenchée… ils sont avec nous.

- Quand tu meurs pour quelqu’un, tout ce que tu réussis à faire, c’est crever pour rien. Alors que si tu vis tu pourras faire des trucs plus importants.

On entend des bruits de course, nos poursuivants se rapprochent. Je ne bouge pas… là tout de suite, on ne risque rien. Chaton saute de ma capuche et fuit, ventre à terre, dans la direction opposée. Je sais où il va… on ne risque presque plus rien maintenant.

- On a juste à tenir un peu… on va avoir de l’aide, ces idiots ont mis en colère les mauvaises créatures vivantes.

Un petit sourire presque sadique illumine mon visage. Je prends mon flingue même si je sais que je ne suis pas très douée avec, mais peu importe, avec ce qui va arriver, j’aurais juste à tirer dans le tas. Quoi que je touche, ça sera utile.

Quand ils apparaissent enfin à l’angle de la dernière rue dans laquelle on a tourné, ils sont à peine à une cinquantaine de mètres de nous. Ils nous voient, lèvent leurs armes… et sont brusquement ensevelis sous un amas de plumes. Une quinzaine de mouettes vient de leur tomber dessus en poussant des cris perçants, les frappant de leurs becs durs comme de la pierre, les griffant de leurs pieds palmés, et les fouettant de leurs plumes. Surpris, les hommes se mettent à tirer n’importe où, à se rentrer les uns dans les autres… ils vont finir par reprendre du poil de la bête… mais pour l’instant c’est la panique. Faut en profiter.

J’avance vers eux en leur tirant dessus sans même prendre la peine de viser, je m’arrange juste pour ne toucher aucun volatile.


- Alors ?! Ça fait quoi quand les cibles de vos jeux à la con se rebellent hein ? BANDE D’ASSASSINS !!!

Je touche pas grand-chose je crois… un pied, une cuisse, un bras… pas beaucoup plus.


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SUR LE DÉPART...



Une claque derrière la tête… c’est la réponse que Jùlia me fournit. Je supposai donc qu’elle ne comptait pas partir et voulait rester avec moi.

Je soupirai, mais je dus me résoudre ; je commençais à la connaitre la petite maintenant et je savais très bien à quel point elle était têtue, si elle avait décidé de continuer à mes côtés jusqu’au bout, rien ni personne ne pourrait lui soumettre l’idée inverse… à mon grand désespoir.
Et puis elle souleva un point essentiel qui me désespéra d’autant plus… le risque de se perdre. En effet, sur le coup je n’avais pas forcément pensé à cette éventualité.

Elle se positionne alors à ma droite, pointa le flingue qu’elle avait ramassé plus tôt dans la même direction que le mien et attendit que nos poursuivants se pointent. Au moment même où ils commencèrent à apparaitre de derrière l’angle de rue, j’ouvris le feu, faisant tomber à terre les premiers à se montrer, mais rapidement nous nous retrouvâmes submergés en nombre.
Nous étions que deux et eux arrivaient par dizaine, il nous était impossible d’en venir à bout, d’autant plus qu’il me semblait que ma partenaire ne faisait pas toujours mouche.

Heureusement, par miracle pourrait-on dire, mais je soupçonnais une nouvelle fois l’intervention de ma camarade, des mouettes qui planaient au-dessus de nos têtes vinrent fondre sur l’ennemi, empêchant ces derniers de répliquer.

- Profitons-en pour partir !

J’attrapai Jùlia par le bras, elle était en pleine folie « meurtrière » et tirait sur tout et n’importe quoi, c’était assez marrant à voir, mais très dangereux à la fois.

- Allez viens !

Nous quittâmes donc les lieux de la fusillade et je me mis à chercher un moyen de nous faire gagner du temps tout en nous reposant.
Il fallait retournait vers le marché, là où il y avait du monde. Une fois sur place, je nous dirigeais vers un marchand de vêtement et payai deux grandes capes à capuches afin de nous dissimuler dans la foule parmi les habitants.

Avant de l’enfiler, je me tournai vers ma partenaire afin de mettre les choses au clair avec elle.
- Sache que même si on se connait que depuis peu, ta vie m’importe tout autant qu’une autre ! Chaque vie est importante sur terre, il n’y en a aucune qui a plus de valeurs que les autres.

J’enfilai alors ma tenue avant de conclure :
- De ce fait, je ne compte pas mourir ici… et je ne te demande pas de pleurer pour moi !

J’emmenai donc ensuite Jùlia parmi les gens déambulant à travers les stands du marché, cele me laissait le temps de me reposer tout d’abord, mais surtout de réfléchir à la suite des événements et de retrouver notre chemin.
Il ne restait plus qu’à espérer que nous ferions illusions assez longtemps pour rejoindre le port et nous mettre à l’abri.

- Maintenant que tu sembles avoir retrouvé tes dons, sais-tu où aller ?
Je souris.
- Les mouettes… c’était toi ?


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Et bim, on est de retour sur le marché. Tout est allé un peu trop vite à mon goût et j’ai un peu de mal à faire le point. Les mouettes nous ont sauvé la mise… c’est la seule chose qui soit véritablement claire et nette dans mon esprit. Je sais aussi que mon compagnon d’infortune nous a entrainés vers le marché… y’a plein de monde tout autour, je m’y attendais pas. Je sais que n’importe qui aurait trouvé ça cool, après tout, on est au milieu d’une foule, et avec la cape qu’il m’a faite enfiler en me parlant de la valeur de la vie, on passe plus ou moins inaperçus… Mais j’ai toujours du mal avec la foule. J’ai beau être passée sur différentes îles avec le Capitaine et les autres, pour les bains de foule il faut toujours que je me prépare psychologiquement un bon moment à l’avance… et là, j’ai pas eu le temps. Du tout. En plus on est poursuivis par des types armés qui visent nettement mieux que moi, Loup n’est pas là, le reste de l’équipage n’est pas là non plus…

- Je… euh…

Non, je ne sais pas où on doit aller. Y’a des gens partout, je suis épuisée à force de crapahuter dans tous les sens et j’ai la tête qui tourne… Je suis très loin d’être une guerrière moi, je n’ai aucune endurance, aucunes capacités physiques particulières, je passe mon temps à donner un coup de main sur le bateau et à buller au soleil en regardant les vagues, ça n’aide pas beaucoup à devenir sportive tout ça..

- Oui, c’était moi… elles étaient en colère contre eux de toute façon, elles n’ont pas été difficiles à convaincre.

Une fois que j’ai soigneusement éludé sa question sur le chemin à prendre, je me sens un peu mieux. C’est difficile de dire à quelqu’un qui compte sur vous qu’on a pas la moindre espèce de petite piste d’idée de ce qu’on doit faire ensuite… et puis, brusquement, un choc sur ma tête. Je sursaute en poussant un petit glapissement, mais c’était juste Chaton. Je soupire de soulagement et je me retiens de l’engueuler, ça n’est pas de sa faute si je suis stressée après tout… Mais attends… si Chaton est là ça veut dire que… Je souris.

- Je pense que notre guide ne va pas tarder à arriver…

Effectivement, j’entends déjà des cris dans la foule pas loin de nous. Bientôt, Loup arrive, ventre à terre, fonçant et se faufilant à travers les passants pour se précipiter sur nous. Sous les regards horrifiés de certains badauds, il me saute dessus et me plaque par terre. Il me lèche le visage avec sa grosse langue rapeuse pendant que j’essaye de le repousser en riant. Sa présence change tout… quand il est là, je me sens en sécurité. Finalement je réussi à me dégager et je m’essuie les joues en lui gratouillant la tête, entre les oreilles.

- C’est bien mon Loup, tu peux nous guider jusqu’au Capitaine ?

Il gronde un peu en regardant Alvin, mais je sens comme un haussement d’épaule dans son esprit et il commence à avancer. Lentement. Il doit avoir compris que je ne vais pas pouvoir courir comme une dératée avant un bon moment. Je pourrais grimper sur son dos, mais déjà qu’un loup de cette taille a tendance à effrayer pas mal de monde, voir une fille le monter comme si ça n’était qu’un vulgaire poney risquerait de donner naissance à beaucoup trop de rumeurs à mon goût. Il n’y a aucune prime sur ma tête, et je tiens à ce que ça reste comme ça… passer inaperçue est la plus grande qualité que je puisse avoir je pense.

- Si on le suit, il va nous guider jusqu’au port. Je te conseille de monter sur le bateau de mon Capitaine, on pourra te déposer où tu veux, même si c’est sur cette île, ça sera toujours plus sécuritaire que de te balader dans le coin, non ?

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Lun 21 Mai - 23:35
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La jeune demoiselle me confirma qu’elle était bien à l’origine de l’intervention des volatiles quelques minutes plus tôt, tentant même de m’expliquer que ces dernières avaient une dent contre nos poursuivants.

Aucun doute, elle avait un véritable don qui pouvait s’avérer des plus efficaces dans ce genre de situation et même en combat s’il est bien employé.

Soudain, une bestiole atterrit sur la tête de Jùlia, il s’agissait de son petit chat que j’avais rencontré au début de nos péripéties. Cependant, ce qui pour moi paraissait totalement insignifiant, semblait être énonciateur d’une véritable bonne nouvelle pour elle. Que voulait-elle dire par « Notre guide ne vas pas tarder à arriver », je ne savais même pas que nous en avions un ; il aurait pu intervenir plus tôt si c’était le cas.

Tout à coup, des cris dans la foule autour de nous, était-ce les types qui nous poursuivaient qui étaient de retour ; sur mes gardes, je posai la main sur Vulcain, prêt à dégainer si le besoin s’en faisait sentir.
En réalité, il s’agissait juste de son second animal de compagnie, beaucoup moins mignon et sympathique celui-là… un énorme loup qui me fixa d’un regard méchant quand il arriva à notre hauteur.

Elle me proposa alors de le suivre jusqu’à leur navire et de monter avec eux pour me déposer où je voulais, une invitation que je devais décliner.

- C’est gentil de ta part, mais on m’attend. Une fois au port, nos chemins se sépareront, ma mission sera remplie.

Mais avant de se poser réellement cette question, il était important de rejoindre nos bateaux sains et saufs et ce n’était pas encore totalement gagné car, même si nous savions dans quelle direction partir dorénavant, la présence de cet énorme loup à nos côtés, d’un point de vue discrétion, ce n’était pas le meilleur, on allait certainement finir par être repéré à nouveau.

L’avantage maintenant était que, une fois proche de notre destination finale, on pourrait se débarrasser de nos poursuivants d’un seul coup pour nous laisser juste le temps de nous échapper derrière et ça j’en faisais mon affaire. En effet, j’avais tissé assez de lien avec ma camarade pour lui accorder ma confiance et lui montrer l’étendue de mes capacités.
Grâce à mon fruit, j’étais pratiquement certains de pouvoir permettre à Jùlia de rejoindre son équipage et de quitter cette île ; une fois partie, n’ayant plus à me soucier de sa sécurité, je pourrais rejoindre plus aisément mes partenaires et ainsi quitter ce lieu à mon tour où, d’après moi, nous serions plus les bienvenues.

- Alors, on attend quoi, le déluge ? C’est quand il veut qu’il nous montre le chemin ton loup ?

J’étais certes un peu sec avec cet animal, mais il m’avait tout de même sauté dessus lors de notre rencontre et m’avait croqué le bras… une légère raison de lui en vouloir selon moi. J’étais prêt à lui faire mon mea-culpa s’il nous menait rapidement à nos navires pour que tout ça se termine une bonne fois pour toute.




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