L'éclosion du lion ébène [Terminée]

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FREED NAEGI




« Qu’est-ce qu’une émotion si ce n’est un message chimique ? »

NomFreed (ou peut-être Free D.)
Prénom(s) Naegi
SurnomNae' / Le lion ébène (référence à sa chevelure)
Âge15 ans
Mer d'OrigineWest Blue (et là d'où vient la Tribu des Trois Yeux, dont le sang coule dans ses veines)
Lieu de NaissanceNorth Blue
CampCipher Pol
MétierNettoyeur de scènes de crimes / Archéologue
Fruit Du démonAucun

Style de Combat •  Rokushiki [Six Pouvoirs] / Seimei Kikan [Résurrection] / Kenjutsu [Art de l’épée] / Fukujutsu [Art du voile]

Armes •  Tsunagari [Connexion] : Bardiche mesurant environ 180cm (dont plus d'un tiers de lame) et dont les pouvoirs apparaîtront lorsque Naegi commencera à éveiller son troisième oeil.

L'ÉCLOSION DU LION ÉBÈNE



Préambule – Une naissance oubliée

Sa naissance, il ne s’en souvient pas. Il en connait les détails parce qu’arrive toujours un moment où des personnes remplies de bonnes intentions les demandent et que le savoir-vivre impose subtilement de savoir les réciter mais il n’en détient aucun souvenir propre. Il est amusant de voir que nous sommes dès notre plus jeune âge amenés à parler de choses que nous n’avons pas réellement vécues et à relayer ce que nous entendons sortir de la bouche d’autrui. Cette réalité fait du monde le simple reflet des croyances collectives les plus répandues. Le réussite, l’échec, … Tout est soumis à une forte subjectivité. Cette vérité, notre héros l’assimila assez prématurément, sans doute aidé par un cadre de vie atypique.

Chapitre I – Une enfance presque banale

Jusqu’à l’âge de six ans, Naegi passa l’énorme majeure partie de son temps en compagnie de sa mère. C’était une personne entière, parfois sévère, parfois débordant d’affection. Elle n’aimait pas les cachoteries et ne pouvait se retenir de dire tout ce qui lui passait par la tête, sans filtre, ce qui pouvait à la fois donner naissance aux propos les plus blessants et aux moments les plus cocasses. Avant la naissance de Naegi, elle passait la plupart de son temps plongée dans des livres, elle qui exerçait la profession de bibliothécaire. Elle était très cultivée mais n’aimait pas le mettre en avant. Peut-être influencée par la construction sociale du genre, c’était ses efforts pour être la meilleure des mères qu’elle préférait vanter.

Six jours sur sept, elle emmenait Naegi avec elle à la bibliothèque et lui lisait des récits de toutes sortes : nouvelles, romans, pièces de théâtre, … Cela dura jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge de trois ans et doive aller à l’école. Même après cela, sa mère continua à lui faire la lecture après les cours, troquant les froides matinées à la bibliothèque au chauffage défaillant contre les soirées – confinés ensemble et chaudement enveloppés d’une épaisse couverture – dans les canapés aussi usés que confortables de leur demeure. Elle portait une attention particulière à ce que son fils apprenait à l’école et lui lisait des récits qui pouvaient être utiles à son apprentissage, à tel point qu’il ne tarda pas à s’ennuyer en cours, lui dont les professeurs se plaignaient déjà de sa tendance à s’évader, la bouche béante et les yeux posés dans le vide.

Son père ne rentrait que tard le soir, lorsqu’il était déjà au lit depuis quelques heures. Naegi savait que ces horaires s’expliquaient par la profession de son père mais ne savait pour autant pas du tout en quoi elle consistait. S’il était d’un naturel curieux dans la plupart des domaines, il ne l’était pas en ce qui concernait la vie privée des gens, même pas celle de son propre père. De temps à autre, il était réveillé par le bruit de la porte ou par les beuglements des disputes de couple tardives. Il était bien sorti de son lit quelques fois pour tenter d’expliquer ces braillements mais, après que ses deux parents ne lui aient plusieurs fois répété de retourner se coucher, il s’était finalement résolu à comprendre et accepta cette situation comme « normale ». Lorsque Naegi eut cinq ans, ces disputes devinrent plus fréquentes, presque quotidiennes, mais cela ne l’inquiétait pas à outre mesure … D’autant plus qu’il aurait bientôt l’explication de tout ce remue-ménage.

Chapitre II – Un anniversaire particulier

Une fête fut organisée pour ses six ans où seuls ses parents et lui-même furent conviés, étant plutôt de nature solitaire malgré une socialisation aisée. Une fête que la plupart aurait perçue comme parfaitement réussie mais qui avait des allures ante-apocalyptiques dans les yeux d’enfant de Naegi, lui qui ne sentait que trop l’inquiétude dans le regard de ses parents, en particulier dans celui de sa mère. Le lendemain de cette fête, son père décida de le prendre en aparté. C’était la première fois qu’il agissait de la sorte et qu’il prenait un ton à ce point sérieux pour s’adresser à lui. Naegi comprit que les minutes qui suivraient renfermeraient de nombreuses confidences.

« Ton nom, Freed, a été porté par d’innombrables personnes avant toi et les histoires qui sont liées à lui sont légion, bien que dévorées par le temps et plongées dans l’oubli. Lorsqu’une guerre ou un massacre s’achevait, nombreuses étaient les nations à faire appel aux Freed pour qu’il n’en reste plus aucune trace et que la vie puisse reprendre son cours comme si rien de tout cela ne s’était passé. Dans des temps où les luttes faisaient rage, cette profession était absolument essentielle car elle permettait aux peuples de revivre sans être fréquemment harcelés par les fantômes du passé, par les détails rappelant la mort de proches. »


Il fit une courte pause avant de reprendre.

« Désormais, le monde est plus calme et une écrasante majorité des Freed ont disparu. Mais ce n’est pas l’accalmie du monde qui les a décimés. Non. Nous devons ce massacre aux pirates qui, usant de la force, se sont servis des talents de nos ancêtres pour faire disparaître les traces de leurs méfaits puis les ont exterminés. Le ciel soit loué, les marines sont intervenus et ont fait cesser ce massacre. J’étais encore enfant quand ils m’ont pris en charge, m’ont conté l’histoire de nos aïeux et m’ont offert les quelques livres et armes encore intacts, vestiges de notre savoir. Je ne me souviens pas de nos ancêtres mais je sais que je dois la vie au gouvernement. C’est pour cela que j’exerce encore cette profession, dans des conditions différentes puisque je fais aujourd’hui disparaître des éléments qui nuiraient à la réputation de la marine et, plus largement, des autorités locales. Cela peut sans doute causer des soucis éthiques mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Et puis, je ne suis pas un criminel, tout comme mes prédécesseurs ne l’étaient pas. Ils méritent d’exister dans nos mémoires, ils méritent que je continue à exercer cette profession. »

Voyant la perplexité dans les yeux de son fils, il décida d’aller à l’essentiel.

« Si je te dis tout cela, ce n’est pas pour que tu suives ma trace, sache que tu es libre de tes choix. Non, si je te dis tout cela, c’est parce qu’à partir d’aujourd’hui, tu me rejoindras au travail après l’école et subira un entraînement intensif pour assimiler les savoir-faire qui ont permis au clan Freed de vivre si longtemps, au milieu des guerres, avant l’arrivée de ces pirates aux mains tâchées de sang. Après plusieurs années, tu décideras de ta voie. Ceci étant dit, tu peux très bien refuser ma proposition et retourner tous les jours à la maison après les cours comme tout enfant normal. Je te donne jusqu’à demain soir pour me donner ta réponse. Une fois que tu l’auras prise, tu ne pourras pas revenir dessus avant la fin de ton instruction. Choisis bien, mon fils. »

C’est ainsi que les soirées lecture se transformèrent en interminables soirées à baigner dans le pêché, à côtoyer le crime et à en effacer les traces. C’est également ainsi que les dimanches en famille, seul jour dont ils disposaient pour se voir tous ensemble, se transformèrent en entraînements physiques et cérébraux intensifs. C’est durant ces derniers que Naegi apprit entre autres à utiliser les techniques Suki, Shouryaku et Nifuku, vestiges des glorieuses années de son clan.

Chapitre III – Un déchirement intenable

Décrire ce fragment de la vie de Naegi ne saurait être aussi important que d’expliquer comment la disparition des moments privilégiés avec son enfant avait anéanti sa mère. D’abord, il faut comprendre que, sous son éminente façade de profession facile, le métier de bibliothécaire – en particulier dans les petits villages – cache une vérité morose qui n’est autre que la confrontation quotidienne à la solitude qu’il impose. Ensuite, il faut visualiser – si tant est que l’on puisse visualiser l’invisible – l’angoisse constante et l’impression d’être délaissée qu’éprouve une femme dont le métier du mari rend ses lendemains incertains, l’oblige à rentrer à des heures où le monde ne semble même plus prendre la peine de tourner et ne peut être révélé à quiconque. S’il n’existe parfois meilleur pansement au cœur qu’une oreille attentive, la mère de Naegi se devait hélas de garder cela pour elle. Heureusement, les moments de bonheur routinier qu’elle vivait lorsqu’elle passait du temps avec son fils, lorsqu’elle le regardait sourire, s’émouvoir, s’endormir ou grandir lui procuraient plus de joie qu’il ne le fallait pour affronter les pires ténèbres. Quand ces moments disparurent, le jour fit place à la nuit puis ils se confondirent, la joie fit place au chagrin puis à l’anesthésie.

Naegi ressentait les miasmes qui tournoyaient autour de sa mère, il voyait les regards inquiets échangés lors de matins frivoles, précipités par leurs obligations respectives, sans y percevoir les appels à l’aide. Il pensait qu’elle se faisait du souci et lui en voulait d’avoir pris la décision de suivre son père durant ses heures de travail mais il n’imaginait pas une seconde à quel point sa mère pouvait être rongée de l’intérieur. Il ne fit donc rien. Et finalement, ce qui devait arriver arriva. Une nuit, alors qu’il n’avait que dix ans, il fut réveillé par le bruit lugubre d’un claquement de vieille porte en bois. Le temps de pousser un bâillement, d’enfiler un short et de se rendre dans le hall, il était trop tard. Il vit sa mère assise contre la porte d’entrée et comprit que la situation était grave. Lorsqu’il s’approcha d’elle, elle luit tendit un morceau de papier sur lequel étaient griffonnés quelques mots.

« Il est parfois plus sage pour un couple de se séparer.
Ta mère et moi en sommes arrivés à ce stade.
Occupe-toi bien d’elle et ne prends pas la peine de me chercher.
Au revoir, mon fils. »


Déchirement. Sans doute était-ce le terme le plus apte à exprimer son ressentiment. L’impression que quelque chose s’était brisé au plus profond de lui-même. L’impression que ses organes internes s’étaient morcelés et que leur nouvelle disposition obstruait ses voies respiratoires. Puis, le vide. Une déconnexion du monde réel comme une plongée dans une dimension parallèle où il demeurait seul, entouré d’un néant aux limites imperceptibles.

Ce n’est que quelques minutes plus tard, lorsque sa mère se décida enfin à soulever sa carcasse, qu’il reprit ses esprits. Il quitta la demeure, comme possédé, à la recherche d’explications que seul son père pourrait lui offrir. Il cherchait mais n’avait pas la force de courir, ni même de marcher à un rythme soutenu. S’il avait retrouvé son père ce soir-là, probablement n’aurait-il même pas eu la force de lui poser la moindre question. Il traîna les pieds pendant plusieurs heures jusqu’à en oublier les raisons de son escapade mélancolique puis, il comprit. Du haut de ses dix ans, il n’était absolument pas en mesure de retrouver son père, un homme qui avait passé sa vie à supprimer des traces, à faire oublier le pire. Demain était un autre jour et, puisque suivre son père ne semblait plus possible, il fallait impérativement qu’il trouve sa propre voie. Une tâche délicate, particulièrement lorsqu’une décennie à peine nous sépare de notre naissance.

S’il savait que les années qu’il avait passées à suivre son père durant ses missions et à délaisser les soirées lecture avaient ébranlé sa mère, il était très loin d’imaginer à quel point elles avaient pu détériorer leur relation. Depuis que son père avait quitté la demeure conjugale, il le constatait jour après jour. Sa mère, dont les mots semblaient auparavant sortir plus vite de la bouche qu’ils n’arrivaient à la tête, avait appris à se contenir à tel point qu’il paraissait à Naegi qu’elle n’en prononçait plus aucun. Au revoir les moments mère-fils, au revoir la complicité et au revoir l’amour. Ce dernier n’avait peut-être pas disparu mais, comme englouti par trop de vide, il ne donnait plus signe de vie. Naegi constatait mais ne comprenait pas. Il acceptait mais ne le supportait pas.

Plus le temps passait et plus grandissait son dégoût pour la demeure familiale, qu’il fuyait autant que possible. Pour occuper des escapades qui duraient parfois plusieurs jours et l’obligeaient à sécher fréquemment les cours, il errait dans son village et les villes alentours à la recherche de scènes de crimes à analyser et non plus à nettoyer, des crimes plus uniquement commis par les autorités locales ou par des personnes proches du gouvernement mais par n’importe qui, leur étude n’ayant désormais plus vocation qu’à tuer le temps. Tout se déroulait dans le plus grand secret et, même lorsqu’il pensait avoir élucidé une affaire qui posait problème aux autorités locales, il n’en parlait à personne et laissait les criminels potentiels s’en tirer sans encombre. De toute façon, il n’avait que dix ans. Qui le croirait ? Si ses escapades avaient clairement pour objectif de fuir la demeure familiale, elles ne pouvaient être résumées à cela. Non, Naegi ne souhaitait surtout pas oublier les enseignements de son père. Il se devait de continuer à se rendre sur des scènes de crimes, il se devait de les analyser, il se devait d’entraîner ses compétences physiques comme il le faisait avec son père et ce, jusqu’à ce qu’il ait trouvé une voie qui lui soit propre.

C’est d’ailleurs en réfléchissant au moyen de poursuivre cet objectif double – la perpétuation des enseignements de son père et la recherche de sa propre voie – qu’il se rappela du jour où son père lui avait montré les livres et armes issus de sa lignée qui n’avaient pas disparus. Il y avait trois armes : des dagues jumelles à la lame dorée nommées Hyouri [Double face], des griffes elles aussi dorées à placer sur chaque index et majeur nommées Souten [Point de discorde] et une bardiche – sorte de lance à la lame plus travaillée – ornée d’un ruban rouge nommée Tsunagari [Connexion]. D’un côté, des armes destinées à la discrétion, teintées d’un doré qui – bien qu’assez pâle – n’était pas des plus sobres, et au combat rapproché et de l’autre, une arme plus menaçante et pourtant teintée de couleurs plus banales. La logique de ce choix était assez dur à cerner. Lorsqu’il repensa au moment où son père lui montra ces armes, Naegi se souvint qu’il fut bien plus attiré par la dernière, malgré qu’il la sût pertinemment inadaptée aux besoins … et au physique qu’il avait à cette époque. Les dagues étant utilisées par son père, il n’eut d’autre choix que de s’entraîner avec les griffes. Mais à présent, même si sa taille et la contrainte de discrétion de ses escapades l’empêchaient toujours de l’emporter partout avec lui, rien ne lui interdisait plus de s’entraîner avec l’arme en question. C’est ainsi que le Suki que son père lui avait enseigné, coup parfaitement perpendiculaire à la cible donné avec l’index et le majeur munis des Souten visant à transpercer même les armures les plus robustes, devint petit à petit un coup oblique formant une droite parfaite donné à la cible avec la lame du Tsunagari, tenu par le manche ou par le ruban, et conçu pour pourfendre d’un seul jet.

Chapitre IV – Un nouvel arrivant

Cela faisait environ un an que ses parents s’étaient séparés lorsque sa mère lui présenta un homme. Si cet élément de la vie de Naegi aurait pu n’être qu’un simple détail, il s’est hélas avéré être bien plus que cela. Cet événement a petit à petit fait passer la cible de son dégoût de la demeure familiale à sa propre mère et a définitivement fait germer en lui les graines d’une insistante envie d’ailleurs. Cet homme faisait partie intégrante de la bourgeoise d’un village voisin bien plus huppé et ne semblait avoir de point commun ni avec l’adolescent, ni avec l’un de ses parents. Un goût très prononcé pour le tape-à-l’œil, un mépris abject pour les plus démunis ou encore, un orgueil à en faire rougir Narcisse lui-même, tout chez cet homme révulsait Naegi, qui avait bien du mal à cerner ce que sa mère lui trouvait.

S’il y avait néanmoins bien deux choses qu’il fallait lui laisser, c’était l’impressionnante étendue de sa culture et la démesure des moyens mis-en-œuvre pour combler sa bien-aimée, qui n’était autre que la mère de Naegi. Et c’était sans doute cela qui aveuglait sa mère. Elle qui avait tant manqué de socialisation ces dernières années appréciait plus que probablement le fait de se laisser aller à écouter les récits historiques et les bilans alarmants de l’état du monde que cet homme dressait. Oui, elle qui avait tant manqué d’attention était particulièrement sensible aux montagnes de cadeaux que cet homme lui offrait.  Elle avait besoin d’une oreille à laquelle elle pouvait se confier, elle avait trouvé une bouche remplie de belles paroles. Elle avait besoin qu’on lui atteste des preuves d’amour, elle avait trouvé le réconfort d’un matérialisme outrancier. Tout semblait si illusoire aux yeux de Naegi qu’il ne put jamais rejoindre sa mère dans ce bonheur qu’elle devait elle-même, au fond de son être, savoir éphémère.

L’adolescent ne comprenait pas sa mère mais il ne voulait pas s’opposer à son bonheur, même s’il l’estimait voué à disparaître. Alors, il continua à errer dans les rues, à supporter les propos d’un homme qui ne cessait de se montrer irrespectueux envers l’endroit où il avait grandi, à assister sans broncher à l’embourgeoisement de sa mère qui, petit à petit, devenait une autre personne, un être né d’un amour ayant la poudre aux yeux comme carburant. Mais, tout comme la solitude avait fini par dévorer sa mère, elle finit également par ronger Naegi. Si lui ne trouva pas refuge dans l’opulence et la démesure, la solitude eut tout de même sa peau en ôtant en lui toute trace de sa sensibilité d’antan.

Chapitre V – Une enquête cruciale

Plus de deux ans que son père était parti et toujours aucune nouvelle de sa part. Il était bel et bien déterminé à ne plus jamais les revoir, ni son fils, ni celle qu’il avait chérie pendant tant d'années. Naegi était désormais âgé de douze ans et avait tout d’un personnage atypique. Solitaire, terriblement mature pour son âge, autonome et imperturbable, seul son physique trahissait son statut de jeune adolescent. Mais ce qui nous intéresse ici n’est pas tant ce qu’il était devenu mais bien ce qui allait lui arriver.

Alors que la première lueur du soleil commençait à peine à éclairer l’horizon, Naegi parcourait les rues trempées par une pluie tenace d’une ville dans laquelle il n’avait auparavant jamais mis les pieds. Cette ville, c’était la plus grande que contenaient les environs de son village et, logiquement, la plus grande dans laquelle il s’était rendu jusqu’alors. Pour s’y rendre, il avait pris la route pendant trois jours et ne s’était reposé que quelques heures par nuit, vaillamment installé contre un arbre ou simplement couché sur les terres les moins inconfortables possibles. Néanmoins, pour la dernière nuit précédant son arrivée dans la ville en question, il avait pris la décision de dormir dans l’auberge d’un village voisin afin de reprendre la route avant l’aube et en forme. S’il avait entrepris ce voyage, c’était parce qu’il avait entendu le bien-aimé de sa mère lui parler du vol et de l’assassinat d’un homme très influent mais également et surtout de l’incapacité des autorités locales à trouver le ou les coupables de ce qu’elles avaient classé comme « vol aux conséquences tragiques ». Cette dénomination signifiait sans doute qu’elles étaient arrivées à la conclusion que le meurtre découlait du vol et n’était pas forcément planifié. Ce genre de mystères intéressait notre héros, lui qui avait passé une grande partie de son enfance à nettoyer des scènes de meurtres.

C’est donc à l’aube, en forme et déterminé que Naegi arriva devant les lieux du crime : une énorme résidence entourée de bandes rappelant l’interdiction formelle pour les citoyens ne faisant pas partie des forces de l’ordre d’y pénétrer. Cela ne découragea pas l’adolescent, qui s’attendait à cela. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait choisi de quitter l’auberge si tôt, il souhaitait atteindre la scène de crime avant le crépuscule afin d’éviter un maximum de se faire repérer. Cela devait faire une petite demi-heure que l’averse s’était dissipée mais, ses chaussures étant encore trempées, il plaça un sac plastique autour de chacune d’elles pour éviter de laisser des empreintes reconnaissables puis, entra dans l’imposant bâtiment d’un pas léger mais confiant. Il avait déjà pénétré pareille demeure par le passé, lors de fastidieuses missions avec son père. Si le nombre de meurtres commis dans les couches les plus démunies de la population était plus grand, c’était bien chez les riches et les personnes d’influence que se concentrait la majorité de la demande en nettoyage de scènes de crimes.

Naegi s’avançait lentement, scrutant rigoureusement chaque détail étant à sa portée. Le bien-aimé de sa mère n’avait pas menti : un vol avait bien été commis, un vol auquel le ou les auteurs ne semblaient pas s’être réellement préparés. Son père lui avait un jour appris qu’une des méthodes les plus rapides pour cerner la valeur qu’autrui attribuait à un objet était de se référer à la place qu’il occupait dans son domicile. Caché ou mis en évidence, esseulé ou entouré d’éléments le valorisant, revêtant les traces d’un usage quotidien ou l’absence de toute empreinte. C’était sans doute de cette observation qu’était né l’adage affirmant que les trésors les mieux cachés souvent ne l’étaient pas. Notons tout de même que les soumettre à une exposition particulière était à priori loin d’être la solution. Tout n’était donc qu’une question de dosage. Si ce vol semblait manquer de préparation, c’était parce que les objets volés l’avaient été comme si les criminels découvraient la maison et ce qui s’y trouvait. De nombreux éléments à haute valeur potentielle avaient été laissés sur les lieux : un vase se trouvant près des photos de famille, un couteau bénéficiant de son propre porte-couteau, une collection de figurines encore emballées, etc.  Les auteurs semblaient s’être concentrés sur le clinquant sans trop réfléchir.

Arrivé à cette étape, Naegi retenait trois hypothèses. La première était celle des autorités locales : un vol non préparé ayant malheureusement résulté sur un meurtre. La deuxième était un peu plus farfelue mais plaçait toujours le vol au centre du crime. Selon cette hypothèse, le ou les auteurs souhaitaient dérober un élément bien précis se trouvant à l’intérieur de la demeure et n’étant pas connu du grand public, le reste n’ayant été volé que pour brouiller les pistes. Cette version expliquait le fait que cadres et meubles n’avaient guère été déplacés à la recherche d’un éventuel coffre-fort – ce qui est souvent le cas lorsque des voleurs ne sont pas assez préparés –, le ou les auteurs sachant pertinemment où se trouvait ce qu’ils cherchaient. Cette interprétation expliquait également le meurtre. En effet, si les criminels ne souhaitaient pas que les autorités découvrent le vol de l’objet au centre de l’opération, ils se devaient de supprimer le seul qui aurait pu leur révéler : le propriétaire du bien. Enfin, la troisième hypothèse voyait le meurtre comme le nombril de l’affaire. Après-tout, l’homme assassiné était une personne très influente et nombreux devaient être ceux qui souhaitaient sa mort. Ici, comme dans la deuxième hypothèse, le vol n’aurait été là que pour masquer un objectif bien plus fondamental.

En pénétrant dans la cave, il remarqua que certains objets clinquants avaient été délaissés. Peut-être parce que c’était la cave et que les voleurs s’étaient dit qu’ils avaient sans doute déjà mis la main sur le plus intéressant. Une pièce tout de même ne semblait pas avoir été négligée, un endroit presque trop rempli de vie que pour se trouver au sous-sol. Cela semblait être un lieu de repos, muni d’une cheminée, d’un divan, d’une table basse, d’un meuble de chevet et d’une étagère remplie de livres soigneusement rangés. Peut-être était-ce parce que cette pièce sortait de l’ordinaire que les voleurs avaient choisi d’y porter une attention particulière. Cette attention particulière, Naegi l’avait remarquée parce que tous les objets se trouvant sur le rebord de cheminée avait été saisis par les voleurs. Cela l’interpela parce que, dans le reste de la demeure, les criminels n’avaient jamais opéré de la sorte, ils ne s’étaient jamais emparés d’une floppée d’objets indifférenciés au point de laisser un meuble totalement vide. De nouveau, il y avait peut-être une explication logique comme le fait que cela soit la dernière pièce dont ils se soient chargés, ce qui avait pu provoquer leur précipitation. Mais voilà, lorsqu’on est un spécialiste du nettoyage de scènes de crimes, on sait à quel point le fait d’effacer toute piste est important et donc, à quel point toute piste doit être étudiée. Naegi décida donc de mettre ses gants et de fouiller la pièce avec attention.

Après plusieurs minutes de recherche, l’adolescent trouva quelque chose qui allait bientôt confirmer l’utilité de sa démarche. Dans le tiroir principal du meuble de chevet, il remarqua la présence de nombreux objets, des objets qui auraient particulièrement bien donné sur un rebord de cheminée : cadre photo, statuette, etc. Il décida donc de les disposer sur le rebord de cheminée en question. Le résultat fut sans appel : l’espace disponible permettait un arrangement des plus élégants, ces objets étaient bien ceux qui se trouvaient sur le rebord de cheminée. Le fait que les voleurs aient pris la peine de remplir le tiroir principal du meuble de chevet d’autres objets venait contredire deux des hypothèses énoncées précédemment, n’en laissant donc plus qu’une de plausible : celle du vol prémédité d’un élément bien précis, le meurtre ayant pour but de supprimer tout témoin et les vols alentours de brouiller toute piste. Naegi décida ensuite de remettre les objets dans le tiroir vide … Au même moment, il ressentit quelque chose d’étrange, il eut la sensation que quelque chose de maléfique avait habité ce tiroir. Malgré cela, il décida d’aller fouiller l’étage, là où se trouvait la chambre de la victime et, par la même occasion, la pièce où avait été commis le meurtre.

Lors de son analyse de la demeure, Naegi avait relevé un détail qui allait se montrer intéressant. En effet, des membres des forces de l’ordre locales s’étaient rendus peu de temps avant lui sur les lieux du crime, accompagnés par une tierce personne. Il pouvait l’affirmer pour deux raisons. D’abord, parce que les traces de pas étaient encore fraiches et pouvaient être aisément effacées en passant simplement un doigt dessus. Ensuite, parce que les membres des forces de l’ordre locales avaient pour obligation d’être tous bottés de la même façon et que, par conséquent, des empreintes différentes signifiaient qu’une personne n’en faisant pas partie se trouvait parmi eux. Ce mystérieux inconnu s’était sans doute retrouvé là pour une raison précise, à savoir aider l’enquête à avancer. Dans cette optique, il ne pouvait être qu’un proche de la victime, un homme influent ou un spécialiste envoyé par le gouvernement, ce qui était possible étant donné le statut de la victime.

La présence d’un tiers accompagnant les autorités locales sur les lieux du crime ne revêtait jusque-là pas un caractère particulièrement important pour Naegi. Mais l’intérêt devint tout de suite plus grand lorsqu’il pénétra dans la chambre de la victime. En effet, il remarqua en ce lieu que le mystérieux inconnu semblait s’être attardé sur un élément se trouvant dans ou sur la table de nuit de la victime. Le cafouillis de ses empreintes sur une même zone à côté du meuble prouvait qu’il y avait passé un certain temps. L’observation des traces de pas permettait même d’envisager qu’il s’était assis sur le lit pour analyser au mieux l’objet qu’il venait de trouver. Ce constat intrigua particulièrement l’adolescent.

Afin de satisfaire sa curiosité, Naegi se lança à la recherche de ce mystérieux inconnu, une recherche bien facilitée par un brin de chance. En effet, la clôture de l’averse peu de temps auparavant et la netteté des traces de pas sur le sol signifiaient que la personne recherchée s’était rendue sur la scène de crime après la fin des précipitations et donc, peu de temps avant l’arrivée de Naegi. De plus, le peu d’animation manifeste dans les rues de la ville à une heure si matinale était une chance pour l’adolescent puisqu’il l’aiderait à suivre plus facilement les traces de pas l’intéressant et donc, à retrouver le mystérieux inconnu. Les empreintes se séparaient devant une vieille auberge. Les membres des forces de l’ordre semblaient avoir tourné à droite après le bâtiment en question. Étrange étant donné que la caverne où ils devaient remettre leur rapport se situait certainement plus au centre de la ville mais rien de réellement alarmant, ils avaient probablement fait un détour pour acheter quelque chose à manger. Quant à elle, la personne qui intriguait Naegi semblait avoir pénétré l’auberge. Sans surprise, l’adolescent décida donc de faire de même.

Avant d’entrer, il prit deux précautions. D’abord, il acheta une revue qui lui permettrait de paraître plongé dans autre chose, technique vieille comme le monde mais toujours efficace. Ensuite, avant de franchir la porte, il se concentra quelques secondes afin de cerner son environnement et de ne plus faire qu’un avec lui, comme le requérait le Shouryaku que lui avait enseigné son père. Cette technique permettait à l’utilisateur de totalement masquer sa présence, de se faire oublier, de pénétrer le décor. Elle ne rendrait pas Naegi invisible mais elle lui permettrait sans doute de ne pas se faire remarquer en entrant dans l’auberge et de s’assoir à une table relativement proche sans que personne ne trouve cela suspect.

L’établissement était très calme, ce qui était logique vu l’heure matinale. Naegi avait bien fait de prendre le temps de masquer sa présence avant d’entrer. Fréquenter ce genre de lieux à son âge pouvant sembler suspect, si le manque de monde avait focalisé l’attention sur lui, c’était foutu. Il s’assit le plus vite possible, saisit de quoi écrire et se plongea dans la rubrique jeux de sa revue, la tête posée dans la paume de la main. Cette posture lui permettait à la fois de cacher son visage, et donc son jeune âge, mais également de jeter des coups d’œil furtifs dans la salle. Le peu de monde aidant, il avait assez rapidement repéré celui qui était le plus susceptible d’être l’homme qui l’intéressait. Entièrement vêtu de noir, il semblait attendre quelqu’un. Peu de temps après, un homme et une femme pénétrèrent l’auberge, eux aussi habillés de façon très sobre. Ils firent rapidement aller leur regard d’un bout à l’autre de l’établissement, sans croiser celui de Naegi qui s’était replongé juste à temps dans ses mots croisés, puis allèrent s’assoir à la table du mystérieux inconnu.

D’où il était, Naegi put apercevoir le mystérieux inconnu entrain de dévoiler à ses compagnons une sorte de cahier qui ressemblait fortement à un agenda, sans doute celui de la victime. Il put également remarquer qu’il leur montrait une page en particulier. Malheureusement, le contenu de cette page était totalement hors de vue pour lui de là où il se trouvait. Il n’avait pas le choix, il allait falloir qu’il se rapproche le plus discrètement possible. Pour ce faire, il quitta sa chaise le plus délicatement possible de façon à ne pas faire un bruit et resta dans une position à mi-chemin entre débout et accroupi jusqu’à ce qu’il atteigne le mur. Une fois le mur atteint, il le longea de façon à se rapprocher un maximum. Une table placée contre le mur vint bloquer sa route alors que son angle de vue l’empêchait toujours de voir ce qui se trouvait sur la page de l’agenda. Il allait donc falloir qu’il prenne le risque de se découvrir le temps de passer cette table, en espérant que les trois inconnus ne lèveraient pas la tête à ce moment-là. À peine ce risque pris qu'il sentit une sorte de fil s’enrouler autour de son bras, l’attraper et l’amener vers la table de ceux qu’il espionnait.

« Que fais-tu, petit ?! »

Il sentit le rythme de son cœur s’accélérer et une bouffée de chaleur parcourir son corps de bas en haut, lui qui s’était en un rien de temps retrouvé face-à-face avec les trois inconnus. Il prit alors une grande respiration, avala non sans mal la salive qui traînait dans sa gorge et attendit de s’être un peu calmé avant de répondre.

« Je vous passe les détails mais j’ai déjà été amené à résoudre un code similaire avec mon père. »

Les deux hommes s’esclaffèrent. Sans un bruit, certes, mais leur expression faciale trahissait un scepticisme amusé. La jeune femme resta de marbre, les fusilla du regard puis prit la parole.

« Si ce gosse a compris que c’était un langage codé, c’est qu’il représente soit une aide, soit une menace. Alors, dis m’en plus, gamin. »

Naegi, intimidé mais toujours maître de ses émotions, expliqua alors tout ce qu’il savait sur ce type de codes. Il confessa qu’il était employé par les autorités des villes et villages voisins, dont celui dont il était originaire, lorsqu’elles souhaitaient arranger un rendez-vous avec la pègre qu’elles pouvaient cadenasser, les criminels dont les délits étaient acceptés afin d’en attraper d’autres, probablement plus que sans ces accords clandestins. Un échange de bon procédé, en somme. L’adolescent ajouta ensuite qu’il arrivait néanmoins que les membres des autorités utilisent des variantes de ces codes que seuls les membres plus profondément corrompus connaissaient, ceux dont les actions étaient bien loin d’œuvrer pour le bien commun. Il regarda plus attentivement la page de l’agenda du défunt et il affirma alors que celui-là semblait faire partie de la deuxième catégorie. Enfin, il nota sur l’une des pages de l’agenda l’exemple d’un code de ce type dont il se souvenait plus ou moins et que son père était parvenu à déchiffrer alors qu’ils nettoyaient une scène de crime pour le compte des pouvoirs publics.

Sans dire un mot, la jeune femme saisit l’agenda et se lança dans des tentatives de déchiffrage, ses yeux se baladant d’un code à l’autre à un rythme effréné. Ses compagnons ne tardèrent pas à s’y mettre également. Naegi, quant à lui, les regardait faire sans bouger. Il ne se sentait pas vraiment à sa place, sentiment qui était accentué par le fait que l’homme lui tenait toujours le bras, lui faisant bien ressentir qu’il n’allait pas s’en tirer aussi facilement. Après quelques longues minutes d’intense réflexion dans un silence presque religieux, c’est la jeune femme qui semblait avoir trouvé la solution avant les autres. Elle se leva de sa chaise dans la précipitation et prit la parole.

« Le rendez-vous est dans moins de dix minutes, il faut qu’on y aille. Toi, viens avec moi. Toi, reste ici et surveille le gosse. »

Le regard de l’homme qui allait lui tenir compagnie pendant les prochaines minutes était on ne peut plus communicatif, malgré un visage glacial. Ses yeux exprimaient la rage qu’il ressentait de devoir jouer les baby-sitters et traduisaient de façon très limpide le fait que, si quoique ce soit tournait mal, il n’hésiterait pas à faire disparaître l’adolescent à jamais.

Chapitre VI – Une plongée dans un nouveau monde

Après une quarantaine de minutes qui parurent aisément durer le triple, le duo tant attendu fit son retour. Ce n’était pas tant le fait d’être cloîtré avec un homme au regard plus noir encore que sa tenue qui rendit le temps si long mais plutôt l’ignorance plurielle qui raisonnait en lui. Il ignorait à la fois l’incitant du crime, les personnes impliquées, le niveau de dangerosité de l’affaire et la probabilité que les deux inconnus reviennent sans encombre. Froidement, Naegi s’était imaginé le pire scénario comme étant celui où les membres du duo étaient vaincus par leurs opposants, non pas parce qu’il leur serait arrivé quelque chose mais parce que cela aurait augmenté les chances qu’ils ne remontent jusqu’à leur collègue et donc, jusqu’à lui. Par chance, ce n’est pas ce qui semblait être arrivé.

« Tu viens d’un lieu à la morale bien étrange, petit. » s’exprima la jeune femme, un coffret suspect sous le bras.

Bien que cette ville ne fût son lieu de naissance, elle semblait obéir aux mêmes règles. Qu’avaient-elles d’étranges ces règles ? Naegi avait à ce point dû rationnaliser les choses depuis sa plus tendre enfance, lui qui avait été confronté au vice très jeune, qu’il n’avait pas vraiment eu le temps de se demander si tout cela était bien ou mal. Ce qu’il avait compris du monde, c’était que les forts – ou plutôt ceux détenant la plus grande adaptabilité – imposaient leur loi aux faibles. Si les autorités profitaient de leur rang pour s’enrichir sur le dos du peuple, c’était simplement parce qu’elles en avaient le pouvoir. En échange, elles garantissaient un minimum de confort de vie au peuple, sans doute afin qu’il ne nourrisse aucune envie de rébellion. La même raison poussait certainement les hauts-placés à compliquer l’accès de la plèbe à des hauts niveaux d’enseignement. Ainsi les forts restaient forts et les faibles restaient faibles. Rien de plus naturel comme comportement … Mais qu’avaient-elles de si étranges ces règles ? L’adolescent sortit de ses pensées lorsqu’un des deux inconnus de sexe masculin prit la parole.

« Bon, j’ai vraiment pas envie d’être redevable à un gosse … Alors, y a quelque chose qu’on pourrait faire pour toi ? »

La première chose à laquelle il pensa était que les principales sources de danger semblaient enfin avoir été écartées. Il n’était pas d’un naturel particulièrement trouillard mais sa manie d’envisager tous les scénarios possibles l’amenait tout de même à n’être qu’assez rarement rassuré. Il réfléchit quelques instants puis se décida enfin.

« J’aimerais savoir ce qu’il y a dans ce coffret. »
« Ah, ça petit, c’est réservé aux agents du gouvernement ! » répondit-il du tac au tac.
« Alors, montrez-moi comment le devenir ! »

Il n’avait pas eu à réfléchir, la réponse était sortie toute seule. De nouveau, les deux hommes s’esclaffèrent alors que la jeune femme garda son sérieux. Il y avait tout de même une différence avec les ricanements qui avaient suivi ses déclarations concernant le code présent dans l’agenda, ceux-ci étaient bien plus bruyants. L’enquête n’étant plus menacée, ils n’avaient plus de raison d'éviter toute extravagance. Cela ne découragea pas Naegi.

« Je suis sérieux ! »

Voyant la détermination de l’adolescent, la jeune femme fit signe à ses deux collègues masculins de s’approcher. Ils commencèrent alors à discuter sans que Naegi ne puisse hélas desceller le moindre mot. Après environ trois minutes de mystère, ils s’adressèrent enfin à l’adolescent.

« Et ta famille ? »
« Ils s’en remettront ! » répondit-il, toujours aussi déterminé.

C’est ainsi que, quelques jours plus tard, après avoir fait ses affaires et sans avoir fourni la moindre explication à sa mère, il prit la route avec des gens qu’il avait rencontré dans des circonstances bien étranges. Il partit sans se retourner, emportant avec lui quelques vêtements, le Tsunagari et un livre que son père ne semblait pas avoir eu le temps de lui montrer.

NB : L’histoire de son clan qui a été racontée à son père est totalement fausse. J’aimerais que mon personnage découvre la vérité au fil des RPs … mais dans de nombreux niveaux. Pas mal d’eau aura le temps de couler sous les ponts avant que cela n’arrive, je ne compte pas vous faire le coup du Marine changeant de camp peu de temps après son inscription. À vrai dire, cela n’arrivera pas avant – si j’arrive jusque là – une vingtaine, voire une trentaine de niveaux en plus. Et puis, rien ne dit que ça arrivera, mon personnage étant pour le moins amoral. Bref, tout ça pour demander où poster la véritable histoire (enfin, son résumé condensé, rassurez-vous) du clan de mon personnage et expliquer ses multiples conséquences (troisième œil et pouvoirs liés à lui, arme du clan, Free D.).


RECUEIL DE PENSÉES



Les paragraphes qui vont suivre sont des pensées et constats sortant tout droit de l’esprit terne et glacial de Naegi. Ils n’ont pas vocation à être perçus comme vérité absolue, bien que lui soit totalement convaincu par ce qu'il y évoque. Lire ces passages devrait vous aider à comprendre la personnalité atypique de cet être et la raison pour laquelle des termes comme « amoral », « maussade » ou « terriblement sérieux » ont été choisis comme défauts un peu plus haut. Voici donc le contenu des réflexions d’un adolescent dont même le meilleur des humoristes ne tirerait pas un seul sourire …

Bien & Mal

Peut-être la réponse à beaucoup de problèmes actuels réside-t-elle dans la citation qui suit : « En dehors de l’Homme, il n’y a ni bien ni mal ». Nous nous efforçons d’appeler « conscience » cette capacité que possède l’être humain de poser des jugements respectant des valeurs morales qui lui sont propres. Mais propres à qui ? Chaque continent, chaque pays, chaque ville, chaque village, chaque communauté possède un socle moral différent. Ces divergences nées de l’hétérogénéité des cadres de vie devraient nous mettre la puce à l’oreille : ce n’est pas d’une conscience supérieure que jaillit la morale mais bien d’une nécessité. Elle est le reflet des besoins d’une société à une époque donnée, dans un environnement donné. Plus globalement, elle est ce que des siècles de savoirs combinés ont élaboré pour assurer la survie de l’espèce.

Voilà ce qu’est la morale : une forme sophistiquée d’instinct de survie, ni plus, ni moins. Mais de cette sophistication naît un piège, celui de l’appropriation de la morale. En réglant correctement le flux d’informations que reçoit une population, on peut l’amener à croire n’importe quoi. En d’autres termes, on peut l’amener à adopter une morale qui n’est plus le reflet de ce qui est utile à sa survie mais plutôt le reflet de ce qui bénéficie à une poignée d’individus la composant. Si la perception du Bien et du Mal est si facilement modelable, c’est qu’elle n’a pas d’encrage profond. Ces notions n’existent pas dans la nature, mère de toutes les espèces et donc, de l’Homme. À rien ne sert de blâmer les castes se servant de leur capacité à faire en sorte que ce qui les entourent leur soit un maximum favorable. Les blâmer, c’est se soumettre à la croyance de l’existence du Bien et du Mal et, de ce fait, s’exposer à de nouvelles manipulations. Mieux vaut faire ce que les êtres vivants ont toujours fait : s’adapter à leur environnement, évoluer avec lui et survivre sans se préoccuper d’une quelconque morale.

Émotions & Sentiments

Les émotions ne sont que le résultat de signaux chimiques envoyés au cerveau par les neurones face à une sollicitation extérieure. Il y a là un terme essentiel trop souvent négligé qui est celui de « signal ». Voilà ce que sont les émotions : des messages transmis à l’encéphale afin de l’aider dans sa prise de décision. Si, dans certains cas, une réponse immédiate à ces signaux peut être la solution la plus appropriée, c’est loin d’être toujours le cas, surtout dans un monde que l’homme n’a cessé de complexifier. Dans tel microcosme, il est essentiel de soumettre les émotions ressenties et les envies qu’elles créent à la raison si l’on souhaite prendre des décisions qui nous sont bénéfiques. Être maître de soi, c’est le fait de ne pas laisser nos émotions nous submerger. Elles doivent être intériorisées, traitées, soumises à étude et confrontées à la raison avant de susciter une quelconque réaction. Celui qui aspire à agir de façon à assurer au mieux ses intérêts ne doit pas laisser ses émotions dicter son quotidien. En résumé, la raison doit prendre le dessus sur elles.

Comment traiter des émotions sans aborder les sentiments ? La différence peut sembler infime pour certains et, pourtant, elle est fondamentale. Les émotions sont des messages, elles sont pures et répondent à un stimulus extérieur. Elles ne sont pas infinies et la croyance majoritaire en admet huit différentes : l'admiration, l'extase, la vigilance, l'étonnement, la terreur, le chagrin, la rage et l'aversion. Elles ont une raison d’être, comme expliqué ci-dessus. Les sentiments quant à eux sont bien moins purs. Ils résultent d’une accumulation d’émotions qui n’ont pas connues de réponse adéquate et qui, en s’unissant de façon irrationnelle, se sont transformés en une entité délivrant des messages insensés à notre cerveau. Si les émotions doivent être prises en compte et soumises à raison, les sentiments doivent être évités, eux qui n’amènent que réactions sans queue ni tête. Une vie délivrée de tout sentiment est une vie où l’être peut se concentrer sur ce qui est essentiel pour lui.

Famille


Rationnellement, rien n’amène à penser que le fait qu’on partage le même sang crée un lien entre nous. La famille a tout de même une raison d’être puisqu'elle est elle aussi une création de notre instinct de survie. Elle est nécessaire parce qu’un enfant ne peut s’en sortir seul avant d’avoir atteint un certain âge et, puisque si tous les enfants d’une espèce meurent, cela correspond à la disparition de l’espèce, il est tout-à-fait logique d’avoir créé un système dans lequel ceux qui mettent au monde un enfant en assument la charge. On parle d’ailleurs bien « d’assumer la charge », ces termes faisant indéniablement ressortir le côté très rationnel de la démarche. À ce titre, parler d’instinct maternel est par exemple bien plus juste que parler d’amour maternel.

Mais alors, pourquoi nos sociétés prônent-elles un lien familial inexistant, même après que l’enfant ait atteint un âge lui permettant de s’en sortir seul ? Il y a de nouveau une explication rationnelle derrière tout ça. En effet, si l’enfant grandit, l’adulte quant à lui vieillit et perd en autonomie. Beaucoup deviennent partiellement ou totalement dépendants de l’aide d’autrui une fois dépassé un certain âge. Prôner le lien familial, c’est faire en sorte que les plus jeunes partageant le sang des plus vieux ressentent l’obligation d’en assumer la charge et donc, de rendre la pareille. Tout cela est mûrement réfléchi et d’une logique implacable. Néanmoins, pour quelqu’un se sentant assez fort que pour affronter les aléas de la ville seul, il est clair que la notion de famille perd tout son sens. Elle n’a plus de raison d’être lorsque sa survie n’en dépend plus.

Empreinte

Pourquoi cette volonté dominante et bien spécifique à l’être humain de « faire quelque chose de sa vie » ? La réponse est simple. Cette volonté n’est que le reflet de celle qui est sans doute la plus primitive des peurs de l’Homme : la mort. Faire quelque chose de sa vie, cela correspond en quelque sorte au fait de laisser son empreinte et donc, de ne pas disparaître totalement. Parce que, non, l’être humain d’aujourd’hui n’est pas différent de celui d’hier. D’ailleurs, il n’est pas non plus différent des animaux dont il descend. La raison pour laquelle il se sent supérieur à eux est qu’il estime penser autrement … alors qu’il ne fait que penser plus ou, en d’autres termes, rendre plus complexes les choses les plus évidentes. « L’Homme craint plus la mort que les autres espèces parce qu’il se pose des questions sur ce qu’il y a après », c’est ce que prétend le discours populaire. Mais, non, il ne la craint pas plus, il la craint juste de façon plus complexe. Si l’être humain souhaite à ce point faire quelque chose de sa vie, ce n’est pas parce qu’il est supérieur aux autres espèces mais bien parce qu’il leur est similaire.

Malgré que la mort soit sa plus grande peur, il existe deux raisons amenant un Homme à prendre la décision de mourir pour un autre : lorsqu’il place la survie de son espèce (qui peut ici être incarnée par sa famille) au-dessus de la sienne ou lorsqu’il laisse ses sentiments prendre le dessus sur sa raison. Ainsi, certains percevront comme de la bravoure un instant de folie d’un être humain ayant tellement peur de disparaître pour toujours qu’il se servira de sa mort pour assurer son empreinte dans le cœur de ses proches. Un exemple criant d’excès causé par les sentiments et par la pression ressentie quant au fait de faire quelque chose de sa vie. Cette pression, tout le monde la ressent, même (rature).


ASPECT EXTÉRIEUR



Un adolescent à la taille modeste, à la chevelure rebelle aussi noire que sa tenue et aux yeux oscillant entre le bordeaux et le marron, telle est la façon dont un inconnu le décrirait après l’avoir vu passé dans la rue. Enfin, il emploierait certainement un autre terme que « modeste » mais, si Naegi l’apprenait, cela vaudrait à cet inconnu un regard en coin des plus glaçants. Après-tout, même les personnes les plus inébranlables ont droit à leur susceptibilité. Commençons donc par le sujet qui fâche : sa taille. Il mesure 1m57, c’est-à-dire environ 10cm de moins que la moyenne masculine à son âge. S’il sait pertinemment que ce n’est pas essentiel – d’autant plus que sa croissance est loin d’être terminée –, il n’aime pas la sensation de se sentir inférieur aux autres, il n’en a pas l’habitude, lui qui excelle dans bien des domaines. Malgré sa taille … disons … raisonnable, il possède une musculature allongée et, bien qu’il soit particulièrement athlétique pour son âge, cela ne saute pas aux yeux, à moins qu’il ne se mette torse nu.

Torse nu, ce n’est évidemment pas comme ça que notre héros se balade dans la vie de tous les jours. Avec un caractère aussi froid, difficile de l’imaginer gambader à moitié dévêtu dans les rues ou entre les murs des bâtiments du gouvernement. Connaissant le bonhomme, cela susciterait sans doute un certain malaise. Un vêtement recouvre donc le haut de son corps, le même d’ailleurs qui recouvre le bas. Si vous êtes en train d'imaginer une robe, arrêtez-vous, vous faites fausse route. En réalité, il porte un ensemble brodé d’un même tissu noir sur lequel les rayons de lumière semblent apprécier séjourner et comportant, pour la partie haute, un débardeur sans manche et, pour la partie basse, un pantalon des plus basiques. Quelques éléments de style tout de même : le débardeur semble déchiré au niveau des manches – ce qui est bien évidemment fait exprès –, le bas du pantalon est recouvert de bandages blancs que Naegi prend le temps de placer tous les matins parce qu’il n’apprécie pas lorsque son bleu de travail flotte au niveau des chevilles et, enfin, la monotonie de son ensemble est brisée par une double ceinture blanche remplissant plus ou moins le même objectif que les bandages sur ses chevilles mais, cette fois-ci, au niveau de sa taille. Sans grande extravagance toujours, des chaussures noires et confortables viennent clore sa tenue.

Mais l’adolescent se permet tout de même quelques fantaisies. On peut en effet apercevoir le long de son cou et par-dessus son débardeur un collier composé essentiellement de cuir brun, d’une teinte terre d’ombre brûlée pour être plus exact, et se terminant par une sorte de bille à la fois bleue et transparente. S’il ne trouve pas l’apport esthétique désagréable, il la porte surtout parce que son père en portait une similaire lorsqu’il était enfant et que c’est sa façon à lui, non pas de repenser à son père – vous avez sans doute compris qu’il avait tiré un trait plutôt radical sur sa famille –, mais d’avoir un petit rappel d’où il venait et de ce qu’il avait vécu, comme pour donner encore plus de force à ses convictions actuelles. Enfin, et c’est sans doute là la plus extravagante des fantaisies, Naegi se balade constamment avec son espèce de lance appelée « bardiche » attachée à son dos et recouverte des mêmes bandages blancs qui viennent serrer son pantalon à ses chevilles. L’adolescent mesurant 1m57 et la bardiche environ 1m80, le contraste est pour le moins étonnant. Heureusement qu’il connait une technique qui lui permet d’effacer plus ou moins sa présence celui-là parce que, sans ça, il serait sans doute déjà mort depuis longtemps !

Pour clore cette description, revenons un peu sur le physique de notre héros, et plus exactement sur sa chevelure et son visage. Comme énoncé plus haut donc, ses cheveux sont d’un noir intense dont la couleur des reflets diffère en fonction de la lumière. Ils se coiffent à la fois naturellement vers l’arrière et vers le haut, quelques mèches lui retombant sur le front et le masquant presque totalement. Son front d’ailleurs, parlons-en ! Enfin, d’un détail plus particulièrement : ses rides du lion. En effet, l’une d’entre elle – la plus grande évidemment – est très marquée et ce, depuis son plus jeune âge ! On dirait presque qu’il fronce constamment les sourcils. Autant dire que les mèches qui viennent éclipser son front l’arrangent bien. Autre détail pour le moins étonnant : la couleur de ses yeux. Alors que ses deux parents ont les yeux bruns, les siens sont d’une couleur indéfinissable, située entre le bordeaux et le marron. Son iris et sa pupille sont particulièrement petits, mais proportionnels entre eux, par rapport au blanc de ses yeux, ce qui lui donne un regard perçant, parfois un peu effrayant. Enfin, son nez tout comme sa bouche, dont les lèvres sont très fines, sont assez discrets et ne valent sans doute pas la peine que l’on s’éternise dessus.


DERRIÈRE L'ECRAN

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~ Double-Compte ? Nope
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~ Comment avez-vous connu le Forum ?J’avais commencé ma présentation en pensant m’inscrire sur One Piece Renaissance … mais j’ai cru comprendre que le forum avait fusionné avec celui-ci pour cause d’inactivité donc, me voilà !
~ Votre Avis ?J’apprécie vraiment le contexte, le fait que les personnages « dirigeant le monde » soient des PNJ’s et celui qu’on commence tous plus ou moins au même stade. J’aurais p’tet une petite suggestion … Je vous en ferai part dans la partie réservée à cet effet si jamais.
Merci de ne pas réutiliser ces codes en dehors du Forum One Piece : Rebirth ©️Fawadja
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Bienvenue à toi l'ami^^
N'hésite pas à contacter le staff et moi-même si tu as des questions.
Je t'invite à lire (si ce n'est déjà fait) le sujet concernant le Rokushiki ici et sur l'arbre de compétence pour pouvoir être au clair concernant toutes tes capacités.
Concernant tes techniques innovantes >> ça se passe
Fais-nous signe quand tu as terminé Very Happy

PS : on a fusionné pour éviter la concurrence et tenter d'amener plus de monde, pas pour inactivité^^

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Yo ! Merci pour la bienvenue. Smile
J'ai lu le règlement de long en large, j'ai bien compris le fonctionnement, ne t'inquiète pas.
Merci de m'avoir éclairé pour les techniques innovantes, je sais pas trop comment j'ai pu passer à côté !

Ah et ... Ma présentation est terminée ! Bonne lecture Wink
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Notation Présentation



Alors, alors, venons en à nos moutons...

Français 19/20 :
Il y a vraiment très peu de fautes, je crois qu'elle peuvent se compter sur les doigts d'une main
Qualité 38/40 :ponctuation, répétition, temps
Là aussi, pas grand chose à dire, un petit problème de temps par moment, mais surtout, une ponctuation pas toujours bien utilisée.
Quantité 15/15 :
Rien à dire, c'était très long XD
Originalité 14/15 :
Là aussi, pas grand chose à dire, mise à part l'histoire des parents et leur séparation qui est assez récurrente (ce qui fait que je ne mets pas le maximum), le reste y a rien à dire
Cohérence avec le contexte 10/10 :
Là aussi pas de soucis

Total 96/100

Voilà, rien à dire, la présentation est presque parfaite, longue par moment car dans toute ton histoire il n'y a pas vraiment d'actions, mais ça n'engage que moi, donc...

Votre niveau = ((96/100)/20)*3 = 14,4
 = Niveau 14/15
+ le bonus pour les 10 premières présentations (tu es le 7ème) = +3

Niveau final : 17/70
+300 000 berrys accordés à la prez

Je t'invite à remplir les différents formulaires :
Go Fiche Technique ici
Go Recensement
et je t'invite à faire une demande pour tes aptitudes particulières here

Concernant ta demande pour la véritable histoire de ton clan, je pense que le mieux c'est que tu l'explique sous forme de rp, parce qu'il n'y a pas vraiment de place pour ça. Donc si tu arrives à le mettre sous cette forme, non seulement tu en auras une trace écrite accessible à tout le monde et puis ça te fait un rp et des points d'xp

Bien joué et Good Luck



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